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Qui Suis-Je?

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:17

http://rhone-alpes.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2013/12/16/grevesagefemme-161213.jpg?itok=3fYyXDR4

Je dois bien l'avouer, au début de ma grossesse, je souhaitais être suivie en priorité par un gynécologue obstétricien. Cela me sécurisait. C'est la raison pour laquelle j'ai failli faire le choix d'acchoucher dans une maternité privée, afin de pouvoir être suivie et accouchée par mon médecin, quitte à payer très cher la facture (1200 euros pour l'accouchement par le médecin, 900 pour l'anesthésiste, et près de 200 euros pour une nuit en chambre simple dans une clinique du 17e arrondissement). 

Paradoxalement, ce sont des médecins de mon entournage qui m'ont dissuadé de faire ce choix, et m'ont conseilllé de me tourner vers une structure publique, en l'occurence l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissment. Leur argument ? L'absence de service néonat' dans la clinique privée, et donc le risque pris en cas de complication pour le bébé à la naissance. Et puis il faut dire que, avec ma mutuelle pourrie, l'argument financier a aussi fait pencher la balance en faveur de l'hôpital.

A six mois de grossesse, j'ai donc entamé mon suivi avec une sage-femme à Robert Debré (Big Up Mme Jardin!)
, et je ne suis plus retournée chez ma gynéco. Au départ, j'étais contrariée. Je dois l'avouer, être suivie "uniquement" par une blouse rose, et non pas par une blouse blanche, ne me rassurait pas. Quel manque d'information de ma part ! J'ai découvert des femmes très compétentes, et bien plus douces et à l'écoute que la plupart des médecins.

Il ne me reste que quelques jours avant mon accouchement, et sincèrement, je me sens complétement en confiance. Je sais que - sauf en cas de problème ou de césarienne d'urgence - aucun médecin ne sera présent dans la salle d'accouchement à l'arrivée de mon petit garçon, et cela me va très bien comme cela.

Aujourd'hui, et depuis des mois, les sages-femmes sont en grève et réclament une meilleure reconnaissance de leur profession et une revalorisation de leurs salaires. Comme je les soutiens ! Moi qui suis, par mon métier (journaliste, notamment dans le domaine de la santé), quelqu'un de globalement très "informée",  je dois l'avouer, j'étais bien ignorante sur le travail et les compétences de ces femmes (et hommes, pour 3% de la profession!). 

Il y a donc un véritable travail d'information à faire pour aider et soutenir ces professionnel(le)s au rôle social si essentiel. Car la mission de la sage-femme dépasse bien évidemment le cadre de la salle d'accouchement. En libéral, elles accompagnent les futures mamans, mais aussi les jeunes parents avec leurs nouveaux-nés, après l'accouchement. 

Mieux encore ! Le saviez-vous : depuis 2009, les sages-femmes sont habilitées à assurer le suivi gynécologique des femmes tout au long de leur vie, à condition bien sûr que ces dernières ne présentent aucune pathologie grave. Information et prescription de la contraception, frottis, et même prise en charge de certaines pathologies bénignes comme une mycose ou une cystite : pas besoin d'attendre 6 mois pour un rendez-vous à 80 euros (les tarifs à Paris) avec un gynéco... Allez voir une sage-femme (en Ile de France, elles sont recensées sur ce site : www.sages-femmes-idf.fr) !

Sur le sujet, vous pouvez réécouter l'excellente émission Service Public, ce matin sur France Inter. Moi je vous laisse, j'ai un bébé à faire naître, avec l'aide d'une sage-femme bien sûr.  

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Published by Caroline Langlois - dans No Future (maman)
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