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Qui Suis-Je?

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  • : Journaliste presse écrite, web et radio. Je vois, je sens, j'écoute, je raconte, je divague.
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 13:55

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Je suis plutôt flippée de nature. Pour ne pas dire complètement angoissée. Du coup, tu penses bien que les cours de préparation à l'accouchement, j'ai décidé de les suivre re-li-gieu-se-ment. Le premier a eu lieu la semaine dernière.  En plein après-midi, un jour de semaine, cela va de soi. J'avais donc bien prévenue ma chef trois semaines à l'avance, et fait promettre à mon cher et tendre de n'accepter aucun boulot cet après-midi là, pour pouvoir m'accompagner (juré, craché, sur la tête du haricot).

 

14h30, on se retrouve donc dans la salle de réunion n°4, niveau 0, point bleu, hôpital Robert Debré, à Paris. Les tables et les chaises sont placées en U et encadrent un paper board et un bureau sur lequel une petite blonde de douze ans à tout casser est juchée, du bord de ses fesses maigrelettes. Ah. Première surprise. C'est la sage-femme. C'est donc elle qui va m'expliquer comment gérer ma douleur le jour J (je ne suis venue que pour ça. Le pourquoi du comment, pour être honnête, je m'en tape). Ca commence bien. Y a-t-il un adulte responsable, s'il vous plaît, dans cet hôpital?

 

Seconde surprise, les quatre autres futures mamans présentes sont venues seules. Il va donc falloir que je gère, pendant deux heures, les regards appuyés et noirs de mon mec à qui j'ai répété au moins quinze fois que "la présence des conjoints est fortement recommandé, pour ne pas dire obligatoire"...

 

De cette réunion, je n'ai retenu qu'une chose : pour savoir à quel moment partir à l'hôpital, il faut attendre que les contractions ne soient plus espacées que de cinq minutes, et ce pendant au moins deux heures. Et les contractions, a précisé la sage femme, elles doivent faire MAL. Si elles sont indolores, ça ne compte pas. "Mal comment?", on a demandé en choeur. "10 sur une échelle de 10", a répondu la sage-femme. Très très mal, quoi. "Et la piqure de la péridurale, ça fait mal aussi?", j'ai demandé. "Oui, mais à côté des contractions, c'est de la gnognotte."

 

Ok. Je ne me sens pas très bien là. J'ai besoin de m'asssoir. Ah merde je suis déjà assise. J'ai besoin de m'allonger alors. Maman, j'ai changé d'avis, j'ai plus envie. En fait le haricot, il est bien là dans mon ventre. Il peut y rester si il veut. Pas de souci. Qu'il squatte tant qu'il veut, moi ça ne me dérange pas du tout.

 

Pardon? On me fait signe que ce n'est pas possible. Qu'il va falloir que j'y passe. La sage-femme, dans sa grande mansuétude, nous donne un bon conseil : "Prenez un lecteur MP3 pour la première phase du travail. Ce sera utile pour vous relaxer entre deux contractions". Me relaxer? ME RELAXER? Non mais connasse, tu viens de me promettre que j'allais morfler ma race comme jamais dans ma vie et tu voudrais que je me RELAXE ENTRE DEUX CONTRACTIONS????

 

Inspiration, expiration avec le fil d'or (c'est un truc que j'ai appris au yoga prénatal, tu peux pas comprendre), tout va bien se passer. Je vais me faire une playlist d'accouchement, tiens. Ouais je sais, il reste trois mois, mais au moins, ça me laisse le temps de la peaufiner pour être sûre qu'elle soit suffisament RELAXANTE.


Tu veux m'aider? Toutes les suggestions sont les bienvenues ! Classique, jazz, ou chants d'oiseaux, je prends tout !

 

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 19:55

http://medias.doctissimo.fr/medias-factory/m/mediabox/media/9/7/3/236379/236379.jpg

 

Salut à tou(te)s et bonne année ! Je sais pour ma part que 2014 va être une année de très grands changements et de très grands bonheurs, et je vous souhaite sincèrement tous mes voeux et que vos rêves se réalisent.

 
Ceci étant dit (et c'était nécessaire), je voudrais aborder aujourd'hui un sujet très épineux. Un truc qui, moi en tout cas, me fait grimper au plafond :  la grossesse des connasses. Les connasses, se sont ces femmes, comme ci-dessus  la ballerine américaine Mary Helen Bowers, qui déclare à qui veut l'entendre que, je cite " «La grossesse est magique. Je ne me suis jamais sentie aussi connectée à mon corps. » 

Clarifions tout de suite une chose : moi aussi je suis hyper connectée à mon corps. Je ne fais pas des petits entrechats de connasse pour le montrer, parce que  mon genre de connection à moi ce serait plutôt : la prise de poids incontrôlable avec remontage de bretelles en règle par la sage-femme (ouais j'ai pris 8 kilos en 5 mois, et alors?), la gueule recouverte d'eczéma en réaction à une crème solaire pourrie que j'avais consciencieusement appliqué pour éviter le masque de grossesse (!!!!), la constipation, les pets qui puent, la cellulite sur les cuisses et les fesses moi qui n'en avait jamais eu (ouais moi aussi je peux faire ma connasse), les hémorroïdes (on en parle?), les seins de 4 kilos chacun (ils sont là les 8 kilos !), etc, etc, etc. 

Non mais sincèrement, elle a pas trop une tête de connasse avec ses pointes et son bonnet de père Noël? C'est pas pour faire du mauvais esprit (c'est pas mon genre), mais on est une tripotée à attendre des heureux évènements avec mes copines en ce moment (big up Aude, Lili, Elisa, Sarah, celle-dont-je-ne-dois-pas-révéler-la-grossesse, et les autres) et quand je vois cette photo, j'ai mal au cul pour nous toutes.  

Allez les filles, on ne fait peut être pas le pied à la main, on a peut être bu un peu plus qu'une coupette de champagne le soir du réveillon et craqué pour un (tout petit) toast au foie gras, mais nous, au moins... Nous, au moins... Au moins, quoi? Putain, je déteste les connasses.   

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:32

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Hier, j’ai passé une journée formidable. Invitée l'après-midi à la présentation presse de la marque Puressentiel, j’ai eu le droit à un long et délicieux massage du dos. Rebelote hier soir, à la soirée Mum-to-be-Party (très chouettes évènements organisés pour les futures mamans, allez jeter un œil à leur site), à l’espace Weleda, où j’ai eu le bonheur de recevoir un massage du crâne et des épaules (vis ma vie de rédactrice beauté. Ouais je sais ça fous la rage). Ca va vous paraître con, mais ça m’a fait tellement de bien que j’en aurais pleuré !

Parce qu’on va pas se mentir, la grossesse, c’est une sacrée épreuve pour le corps. Au risque de passer (encore ?) pour une future mauvaise mère, il y a des jours où ce ventre, j’aimerais le prendre, le déposer dans un coffre bien douillet et chaud quelque part, aller courir sauter danser pendant deux heures, et revenir le récupérer plus tard.

Pour celles (et ceux) qui ne connaissent pas (encore) la sensation, c’est un peu comme si vous aviez dévoré trois menu Maxi Best Of Big Mac, avec  supplément ketchup et Sunday caramel, en moins 5 minutes. Vous voyez, cette impression que votre ventre va littéralement exploser ? Et bien lorsque vous êtes enceinte, c’est un peu ça… En permanence. Couplez cela aux maux divers (dos, bas ventre, jambes lourdes, tétons en zone de non-droit, etc), et c'est un peu comme si on vous dépossédait de votre propre corps. Vous êtes comme qui dirait en loc'.

Je ne vais pas me plaindre, je vis une grossesse on ne peut plus cool. Pas de problèmes majeurs, je suis en forme. Pas comme certaines de mes copines parturientes qui sont alitées, ou du moins arrêtées et coincées chez elles depuis parfois le 5e mois, les pauvres. Non vraiment, je n’ai pas de quoi me plaindre. Mais la prochaine qui me dit que pour elle, la grossesse, ce n’était « que du bonheur », sur ma vie je lui en colle une.

 

En y réfléchissant, je pense que ces neufs mois, c’est un peu Mère Nature qui te mets à l'épreuve. Une façon de te dire « Jusqu’ici tu étais libre de tes mouvements, de faire ce que tu voulais, quand tu voulais. Et bah ma cocotte, c’est fini la fête, à partir de maintenant, tu es responsable d’un petit machin en permanence, que tu le veuilles ou non. Et c'est parti pour 18 ans ». T’es fatiguée ? T’as envie de faire des galipettes ? De partir courir nue dans les champs (je faisais ça très souvent avant ma grossesse. Si, si). Et bien c’est NIET.

 

Mais ça va, je le vis bien (ouais les massages ça aide quand même. Père Noël si tu lis ce blog, prends-en bonne note). Car une chose est sûre : dès que le zigoto que t’as dans le buffet se met à gigoter, la sensation est tellement magique (attention, passage d’un vol de licornes sur un arc en ciel en barbapapa), que tu oublies illico les tonnes de Big Mac, les maux de dos et les lacets que tu n’arrives plus à attacher toi même. Faites des gosses, quoi.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 10:03

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L'excellent Burger du Meurice (très très cuite la viande pour moi s'il vous plaît)

Qu'on se le dise, ce que j'aime le plus dans la vie, c'est la bouffe. Vous pouvez demander autour de moi, je suis obsédée par ce que je mange. Mes proches se foutent souvent de moi, car dès qu'il est question du contenu de mon assiette, je me transforme en monstre d'égoïsme :  je me sers la plus grosse part, je ne laisse personne me taper une frite (ou si je le fais, je le considère comme un acte d'amour profond), et je lorgne sur les restes dans l'assiette de mon voisin jusqu'à ce que, las, il me propose de finir. Ma soeur trouve d'ailleurs que mon comportement avec la bouffe est mon trait de caractère le plus insupportable...

Le truc, c'est que quand on est enceinte, on ne fait pas tout ce qu'on veut avec la nourriture. Il y a des REGLES. Et à en croire les médecins/les bouquins/les femmes de la famille/mon mec, ce fou de graines bio et autres trucs diététiques/le reste de la société, on déconne pas avec ces règles. En plus, pas de bol, je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose. Je ne vous raconte donc pas  la liste des trucs auxquels je n'ai pas le droit. En plus de la clope, que j'ai du arrêter (sans cigarette électronique cette fois), je ne suis pas sensée manger : 


- de viande crue (adieu tartare)
- de poisson cru (adieu sushi)
- de crustacés crus (adieu huîtres. Oh mon dieu. Noël va être un calvaire)
- de foie gras (non mais sérieux? Noël sans huître et sans foie gras? Qu'on me donne une corde tout de suite)
- de charcuterie (adieu le prosciutto crudo, le speck et autres délices porcins que ma belle-mère glisse dans notre valise par dizaine de kilos à chaque fois que nous allons les voir à Rome) 
- de crudités mal lavés (adieu la petite salade sur le pouce au resto du coin entre midi et deux)
- de fromage au lait cru (à ce stade, je dois préciser que je suis Normande et que je voue un culte au dieu Camembert)
- et surtout, surtout... Pas d'alcool (I die).

Les premiers mois, j'étais trop au taquet. Je regardais tous les aliments avec suspicion, et dans le doute, je ne mangeais rien d'autre que des coquillettes au beurre et du babybel. Il faut dire que les nausées, ça aide pas mal à faire le tri dans son assiette.

Mais depuis quelques semaines, les nausées sont passées, l'appétit est bien là et mes anciennes habitudes refont surface. Et autant dire que les règles... Pfiou ! Elles ont pris cher. D'abord, j'ai eu une conversation avec mon petit locataire, et je lui ai expliqué que, le babybel, ce n'était plus possible. Le fromage (tous les fromages) a donc refait son entrée dans ma vie. Mais pour me donner bonne conscience, je ne mange pas les croûtes, et je prie de ne pas choper la listériose (tout en me resservant de cet excellent chèvre frais aux échalottes). 

Pour le reste, je tiens (presque) bon, mais comme l'atteste la photo qui illustre ce billet, je me suis autorisée mon premier verre de vin en quatre mois la semaine dernière, lors d'un dîner au Meurice offert pour une occasion spéciale par mon cher et tendre. Je me devais de faire honneur au célèbre M Burger avec un bon verre de Bordeaux. Mais j'ai bien failli ne pas le terminer (le verre, pas le burger. Lui, je lui ai fait un sort) tellement je me sentais coupable.

Et vous, vous autorisez-vous des écarts ? Et vous sentez-vous coupables (vous devriez, bande de futures mauvaises mères) ? Ou êtes vous des rigoristes du régime de grossesse, des pures et dures (fuck you) ?

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 10:40
http://distilleryimage7.ak.instagram.com/719f45763e5111e3af9822000a1f9331_8.jpg
C'est pas si mal de bosser depuis chez soi... 

J'avais l'intention d'écrire sur ce blog un post sur mes difficultés à trouver du travail en étant enceinte, et la rédactrice en chef de Cheek Magazine m'a proposé de le faire sous forme de contribution pour son site. Le billet qui suit à donc été publié hier ici


Pour info, je n'ai certes pas trouvé de poste fixe, mais je suis parfaitement heureuse avec mes piges qui me permette de bosser tout en prenant soin de moi et de mon haricot à la maison. Pas question pour moi de jouer les Calimero... Je sais qu'il y a des femmes pour qui c'est autrement plus difficile. 

 

Je suis journaliste, j’ai 31 ans, et je suis enceinte de quatre mois. Autant vous dire que dans ma branche -qui compte de plus en plus de précaires*- on n’attend pas d’avoir décroché un CDI (c’est-à-dire que les poules aient des dents) pour fonder une famille. Lorsque je suis tombée enceinte, j’avais donc conscience que j’aurais besoin que mon meilleur ami depuis six ans, Paul (Emploi), me soutienne dans cette nouvelle aventure.

Fort heureusement (parce que je n’aime pas m’acoquiner trop souvent avec mon ami Paul), une consœur m’a parlé d’un job dont la description de poste me convenait parfaitement. Et le fait que je sois enceinte ne semblait pas poser de problème. Mieux! Ils avaient désespérément besoin d’une journaliste dotée de mon expérience, et j’étais la seule candidate en lice! “Waouh, pensais-je, il n’est donc pas impossible de décrocher un emploi avec un polichinelle dans le tiroir!” Mais c’était ce qu’on appelle chez moi mettre la peau de l’ours avant les bœufs…

“Vu ta situation, personne d’autre ne va te proposer de boulot.”

En dehors de la description du poste, je ne savais pas grand-chose des modalités du contrat. Si ce n’est que l’employeur souhaitait que je facture chaque mois mes prestations plutôt que de me payer en salaire. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais pour faire court, journalisme et entreprenariat ne sont pas légalement compatibles, et il m’est donc absolument impossible de “facturer” mon travail. Premier os (D’ours. Ou de bœuf. Je m’y perds).

Mais monsieur l’employeur n’en démordait pas. Hors de question, pour lui, de payer des cotisations salariales trop élevées (non mais il ne manquerait plus que les employés réclament des congés payés, c’te blague!). Il acceptait donc, grand prince, de me faire un contrat, à condition que j’accepte un salaire (très) en dessous de mes prétentions. “Et je serais toi (oui, dans la grande famille des médias, on se tutoie beaucoup), j’accepterais ma proposition car vu ta ‘situation’ -regard vers mon ventre- personne d’autre ne va te proposer de boulot”. Gloups. je ravalais mon envie de, au choix: lui mettre ma main dans la gueule/lui cracher sur les chaussures, et je réclamais 24 heures de réflexion.

Dans l’inconscient collectif (y compris dans le mien), une femme enceinte, c’est un boulet pour un employeur.

Pour tout dire, je n’ai pas réfléchi longtemps. J’ai besoin de travailler, certes, mais j’ai aussi trop d’estime pour mon boulot pour accepter de me brader ainsi. J’ai donc fini par décliner sa malhonnête proposition. Il n’empêche que ce très mauvais deal, je l’ai tout de même envisagé. Car il faut être clair, dans l’inconscient collectif (y compris dans le mien), une femme enceinte, c’est un boulet pour un employeur.

À ce stade, petit rappel de la loi.  Le code du travail précise que:

- L’employeur ne peut vous refuser un emploi à cause de votre état de grossesse (mais dans les faits, comment prouver qu’on vous refuse un poste pour cette raison?)

- Vous n’êtes pas tenue de déclarer votre grossesse lors d’un entretien d’embauche (vous vous voyez, vous, passer cette “ info” sous silence? Imaginez la tête de votre employeur si vous lui annoncez, une fois le contrat signé, que vous êtes enceinte! Selon moi, commencer un boulot par un aussi gros mensonge -par omission, certes- c’est carrément malhonnête).

- Enfin, votre grossesse ne peut être la cause de l’interruption de votre période d’essai (mais fort heureusement pour l’employeur, il y a des milliards d’autres raisons valables pour rompre une période d’essai).

Selon les textes, vous êtes donc tranquille. La réalité, je l’ai apprise à mes dépens, est bien moins rose layette… Pourtant, suis-je moins performante parce que je suis enceinte? Durant la grossesse, mon expérience a-t-elle moins de valeur que celle d’un homme? Personnellement, je me sens en pleine capacité de mes moyens intellectuels. Et pour cause: pendant 9 mois, j’ai deux cerveaux!

* Le nombre de journalistes pigistes et en CDD augmente depuis 2010: en 2012, ils représentent 21,3% de l’ensemble des journalistes titulaires de la carte de presse, selon les chiffres de l’Observatoire des métiers de la Pressehttp://www.metiers-presse.org/pdf/1380185936.pdf. Mais c’est un autre (et vaste) sujet…

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:59

http://distilleryimage4.ak.instagram.com/812ecd18471111e39ae122000a1f9a03_8.jpg

"Les femmes sont si belles lorsqu'elles sont enceintes !" "Elles sont si épanouies physiquement" "C'est sexy, une femme enceinte"... Sexy, mon cul ! Moi depuis trois mois je me sens aussi aguichante qu'une huître. (Mauvais exemple. Les huîtres, dont c'est la saison, me font  le même effet que Ryan Gosling dans The Notebook quand je les vois sur les étals des bistrots parisiens. Putain de régime de grossesse.)

Alors, au compteur, on recense : la peau dégueu avec boutons d'acné et rougeurs inopinées, les seins gonflés à l'hélium qui font deux fois la taille de ma tête (j'ai peur de disparaître derrière à un certain point), les poils noirs qui poussent sur le nombril, le réseau routier de France cartographié sous forme de belles veines bleues sur votre décolleté... Autant vous dire que j'ai perdu mon modjo. 

Mais le pire dans tout ça, c'est ce mensonge éhonté qu'on fait aux femmes pour les motiver à procréer :  "Tu verras, enceinte, tu auras des cheveux de sirène". Non mais faudrait penser à arrêter de se foutre de notre gueule, hein ! Des cheveux, en effet, tu en as plein la tête quand tu attends un heureux évènement. Parce que va savoir pourquoi, pendant neuf mois, tu ne les perds pas. "Canon !", t'exclames-tu, "je vais enfin pouvoir me la péter avec la crinière de Beyoncé !" Et bien autant te dire que tu te goure, ma cocotte. Du veuch, oui, mais du veuch mou ! Du veuch avachi ! Du veuch qui se laisse aller ! Du veuch mort ! Et puis terne, mais terne ! Genre "laissez-moi tranquille dans mon chignon, j'ai mes ragnagnas je fais la gueule". 

Heureusement mes copines ont ce qu'il faut dans leurs trousses de secours spéciales     "Pétasse en détresse". Et grâce à ma douce colombe Lauriane, également connue sous le nom sucré de La Succulente, j'ai fait la rencontre hier d'un homme divin. Il s'appelle Matthieu, il tient un salon de coiffure dans le 15e arrondissement et c'est un roi du ciseau et de la colo. 

J'y suis arrivée, piteuse, le cheveux relevé à la va-vite en crotte sur le haut de ma tête. Une heure et demi de papouilles du crâne plus tard,  je suis ressortie en double capillaire de Blondie. 

 

Je voudrais pas me mettre mal avec mon cher Fred, qui en terme de tifs, reste mon maître à penser, mais ce Matthieu, il a du talent à revendre. Hier en rentrant chez moi, ma belle crinière blonde de rockeuse balayant nonchalament mes épaules, j'en aurais presque oublié boutons, rougeurs, nichons, poils et système veineux. Je me sentais... Sexy Mamma ! (Et mon mec a apprécié, le bougre).

Je crois que pendant cette période un peu spéciale de la vie d'une femme, se sentir sexy, c'est essentiel. J'ai promis récemment à une copine de ne pas devenir une de ses nanas qui oublient, une fois leur progéniture arrivée, qu'elles ont été une femme avant d'être une mère. Pas à facile à tenir, comme promesse !

Et vous, chères futures parturientes, c'est quoi votre truc pour vous sentir aussi chaude que Rihanna, même avec 15 kilos de grossesse en plus ? 

Pour info, le salon de coiffure de ce mystérieux Matthieu s'appelle l'Endroit, et on parlait déjà ici. Courrez-y, il est vraiment top !

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 15:21

http://glossandmilk.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Alcootest-pour-lait-maternel.jpg

 

Une des questions qu'on commence à te poser dès ton deuxième jour de grossesse, quand t'es enceinte, c'est "bon et alors tu vas allaiter ou pas?" Attention, question piège !

 

Avant de répondre, respire profondément, fais semblant de checker un truc dans ton sac/ton portable pour gagner trois secondes de réflexion et observe ton interlocutrice (c'est rarement une question de mec) du coin de l'oeil. A ton avis, qui se cache derrière ce visage sympathique et amical ? Une chienne de garde nourrie au sein d'Elisabeth Badinter, ou une excitée de la Leche League ? Parce que, sache-le malheureuse, si tu te trompes de réponse, tu en as pour une demi-heure de sermonnage sur le thème, au choix :

 

"Non mais bon nous les femmes on nous demande d'être sur tous les fronts à la fois mais les hommes, eux, ils en branlent pas une, alors quand même, le bib' ça a du bon pour qu'ils bougent leurs culs du canap, non ?"

 

ou

 

"Queeeeuouaaa ? Tu veux pas allaiter ? Non mais tu as conscience que le lait en poudre, ça ne remplacera jamais le lait maternel ? Et puis tu sais, si tu veux créer une relation forte avec ton bébé dès les premiers instants, c'est quand même fondamental ! Et puis c'est si beau, c'est la natuuuuuuuure"

...


Voilà t'es prévenue. Alors moi, je l'avoue, avant la grossesse, je me situais plutôt dans la première catégorie (Elisabeth, quand tu tapes pas sur les écolos, j'te kiffe). Mais depuis que mon ventre s'arrondit bah... J'sais plus trop.

Parmi les "pour" il y a :

+ en effet, le lait maternel, c'est bien quand même (bon, mais ni moi ni ma soeur n'avons été allaitées et on pètent le feu.)

+ elles ont quand même l'air de kiffer leur race, les copines qui allaitent.

+ il parait que pour perdre les kilos de grossesse, y a pas mieux (oh ça va là, les regards désaprobateurs. J'reste une meuf quand même).

Parmi les "contre" il y a :

 

- je ressemble déjà à une vache laitière avec mon 90F, pas sûre d'avoir envie de devenir une vache laitière ou je vais finir par meugler.

- c'est vrai que ce serait pas mal si Julot aussi pouvait se lever au milieu de la nuit pour nourrir notre futur petit trésor.

- quoi déjà que je peux pas picole pendant 9 mois il faudrait que ça continue encore après l'accouchement ???

 

Je sens vos bouches béates d'indignation derrière vos écrans (d'ailleurs fermez-la, parce que les oignons dans le burger à midi, c'était pas une super bonne idée. Quand on est enceinte, on est sensible aux odeurs) (vous aurez constaté à quel point les hormones me rendent affable et délicate).

 

Et bien grâce à ma copine Thaïs, ce dernier argument pourrait bientôt céder lui aussi. Car voyez-vous, elle m'apprend ce jour qu'il existe désormais des alcootests spéciaux pour l'allaitement. Je ne sais pas exactement comment ça marche, parce que a priori, si t'es dans le rouge, bah c'est déjà trop tard. Et bébé n'a plus qu'a crever la dalle, vu que c'est pas comme avec les clés de la voiture, tu ne peux pas vraiment confier tes nibards à quelqu'un d'autre pour le chemin du retour... N'empêche ! Je trouve que c'est une sacrée invention, pour les soulardes amatrices de bon vin comme moi !

Vous connaissiez ce gadget, vous ? Vous l'avez déjà utilisé ? Et sinon, pour vous l'allaitement c'est passage obligé ou no way ?

 


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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:43

http://www.centraledesmultiples.com/imagesg1000/lv011009468.jpg

 

Quand j'ai appris ma grossesse, une des premières choses que j'ai faite, c'est pousser la porte d'une librairie pour trouver de la bonne littérature pour future maman. Entre les dictionnaires de prénoms et les guides de développement personnel, j'ai trouvé trois gros pavés qui se battaient en duel (oui je sais, un duel à trois c'est chaud). Honnêtement, il n'y avait pas de quoi se réjouir... Faut dire que la grossesse, ça n'a jamais inspiré ni Emile Zola, ni Salman Rushdie, ni aucun prix Goncourt.

 

Je me trouvais donc nez à nez avec : Laurence Pernoud dans son texte original de 1978, une réédition de Laurence Pernoud de 1995 et un ouvrage type dictionnaire médical de quarante tonnes à la jacquette rose layette intitulé "Devenir Mère" signé d'un collège de gynécos (ah mais attendez... C'est Laurence Pernoud qui l'a préfacé celui-là). Bon. Moi qui voulait de la modernité, du fun, du-qui-ne-sens-pas-la-naphtaline, je débandais. Heureusement, j'ai l'appli Grossesse de Doctissimo sur mon smartphone, me consolais-je.

 

Je m'apprêtais donc à ressortir de la librairie la queue entre les jambes (mais toujours le polichinelle dans le tiroir) lorsque mon regard fut attiré par un tout petit livre à la couverture bleue, illustrée par Soledad, la dessinatrice rigolote de ELLE. "La Grossesse des paresseuses", ça titrait. Paresseuse ? C'est moi ça. Il était mignon ce petit livre, il tenait dans le creux de la main et puis il était pas cher. Alors pour ne pas repartir bredouille, je passais à la caisse et sortais du magasin, le petit bouquin sous le bras.

 

Sur le trottoir, soucieuse de savoir si j'avais fait une dépense impulsive de plus (regard  gêné vers ma dernière paire de tennis bariolée presque importable mais achetée sur un coup de tête trois jours avant chez Monop') j'ouvrais l'ouvrage et commençais à lire tout en marchant (ce qui n'est pas très malin quand on est enceinte, car la rencontre frontale avec un poteau peut s'avérer fatale).

 

Joie ! Bonheur ! Nous seulement le bouquin est truffé de bonnes infos, mais en plus - et c'est pas du luxe quand on parle de grossesse - c'est drôle ! Le premier chapitre s'intitule ainsi "Comment vous avez fait pour en arriver là (et vous fourrer dans un pétrin pareil)". Ca donne le ton (et le bon). 

 

Rigolo, donc. Bien écrit (no offense, Madame Pernoud) et surtout, très complet : des différentes phases de développement du foetus, en passant par toutes les démarches administratives jusqu'à la préparation à l'accouchement : tout y est !

 

Et vous, qu'avez-vous lu pendant votre grossesse ?

 

La grossesse des paresseuses, de Anna Deville, chez Marabout.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 15:45

http://distilleryimage10.ak.instagram.com/36a67bca3f2711e39cc822000a1f96e3_8.jpg

 

Cette semaine, j'ai fait mon baby's coming out. Enfin, sur Facebook. Parce que mes proches savent que j'attends un haricot à peu près depuis la seconde où j'ai fait pipi sur un stick Clearblue, cet été. Mais maintenant, je vais pouvoir bassiner TOUT LE MONDE, avec ça. Chouette. (J'en vois déjà qui se planquent). Alors pour soulager un peu mes amies/ma soeur/mes parents/mon mec, à qui je ne parle plus que d'accouchement, de nausées et de mycose vaginale depuis trois mois, j'ai décidé d'utiliser ce blog (qui décidement n'arrive pas à trouver sa ligne éditoriale) pour causer un peu de ma grossesse (comme ça, mes girlzz, on va pouvoir recommencer à parler mecs, boulot et bouffe. En fait je fais ça pour vous).


Parce que soyons clairs deux minutes. Quand tu tapes le mot "grossesse" dans la recherche Google, tu trouves vraiment à boire et à manger (enfin... pour ceux qui ont vraiment faim). Entre les forums Doctissimo complètement anxiogènes où des filles aux cerveaux visiblement ravagés par les hormones échangent les conseils de leur "gygy" en cas de crise d'hémorroïdes, et les blogs de futures mamans gnian gnian cucul guimauve, c'est dur de trouver de bonnes infos. Et puis merde, quoi, ça doit être possible de parler de grossesse de façon un peu rock'n'roll, non?

 

Je suis donc dans mon quatrième mois, je n'ai plus envie de gerber toutes les cinq minutes, j'ai plein de questions existentielles hyper importantes (je ne suis pas sensée avoir des cheveux de ouf pendant la grossesse? alors c'est quoi ces tifs tout mous? Le camembert, si j'enlève les croutes, je peux ? Est-ce que mon mec a le droit de m'interdire un demi-verre de vin quand, une fois de temps en temps, on invite des potes à dîner? etc...) et j'ai envie de partager un peu mes impressions sur ce blog.

Evidemment, je suis également très intéressée par les retours d'expérience. Donc allez-y, lâchez vous dans les com'.

Et pour commencer le débat : PUTAIN C'EST QUAND QU'ILS INVENTENT LE CHEVERNY SANS ALCOOL ?


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Published by Caroline Langlois - dans No Future (maman)
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:20

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Je vous l'avais bien dit, que ma nouvelle couleur de cheveux allait me permettre de faire remonter le niveau intellectuel de ce blog... Et les effets ne se sont pas fait attendre !

Aujourd'hui, c'est le premier jour du printemps (ah bon? Où ça?), mais c'est aussi la journée mondial du BONHEUR ! Et à cette occasion, Psychologies.com m'a commandé un dossier sur le sujet. J'avais un peu carte blanche. Vache ! Vaste sujet. Et comme, en ce moment, j'en vois beaucoup qui font grise mine autour de moi, je me suis dit que cet angle allait vous remonter (un peu?) le moral : les périodes de merde, c'est bon pour trouver la voie du bonheur. Si si si. C'est l'excellent psychothérapeute Thomas d'Ansembourg qui me l'a dit.

J'ai aussi discuté avec la charmante Odile Chabrillac, qui m'a raconté pourquoi c'est pas si mal de s'emmerder un peu dans la vie...

Et pour finir, je vous ai concocté une petite sélection d'initiatives qui donnent envie de sortir le nez de sa tanière et d'aller se frotter un peu aux autres (en tout bien tout honneur)(ou pas). Sartre, tu peux rentrer chez toi : le bonheur, c'est les autres !

Tout est là, sur Psychologies.com. Clique et répand la bonne parole, mon ami ! Peace and love dans ton coeur !

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Published by Caroline Langlois - dans Psycho
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