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Qui Suis-Je?

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  • : Journaliste presse écrite, web et radio. Je vois, je sens, j'écoute, je raconte, je divague.
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Articles Récents

18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 12:33

Le 26 septembre dernier  les Belges ont fêté leur nouvel an à Montmartre. Concerts, cinéma ou performances culinaires étaient au programme, lors d’une journée festive et décalée, imaginée l’année dernière par le Belge Gilles Vanneste. Ici le lien vers mon article publié sur le site dixhuitinfo.com

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Published by Caroline Langlois - dans Culture
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 00:04
Après avoir été chassé de leur hôtel par un incendie, les familles - hommes, femmes et enfants - dorment dans la rue en attendant que les pouvoirs publics les relogent. Pour combien de temps?
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Published by Caroline Langlois - dans Billet d'humeur
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 13:51
Un feu de joie pour fêter le début des vendanges? Non, simplement un "marchand de sommeil" qui brûle. 

Un hôtel proche de la Mairie du 18e a partiellement brûlé jeudi dans le 18e arrondissement. La fumée a envahi mon appartement, et je suis descendue dans la rue pour constater qu'une quarantaine de personnes, en majorité d'origine africaine, avait été évacué par les pompiers. 18 enfants et 24 adultes se trouvaient à l'intérieur de cet hôtel au moment où le feu s'est déclenché dans l'une des chambres. 

L'incendie n'a pas fait de victime, mais mis sur le trottoir les occupants de ces logements de fortune, pour la plupart en attente d'un logement décent. A quatre ou cinq dans des chambres de moins de 10m2, pour des loyers exorbitants payés par la Mairie, avec souris et cafards en prime... La honte au pied de chez nous. Selon une des habitantes, une cinquantaine de famille serait entassée en attente d'un relogement dans cet immeuble de la rue Hermel. Parfois depuis quatre ou cinq ans...



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Published by Caroline Langlois - dans Billet d'humeur
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:08

Sous le ciel azur d’Arles, les Rencontres de la photo ont pris cette année une teinte d’encre noire. Dans les anciens ateliers de la SNCF, devenus au fil des ans l’un des lieux d’expositions de photographies les plus courues de la planète, les photographes invités de cette 40e édition sont venus cracher leurs névroses. Voyage au bout de la nuit arlésienne.

 

Première prise de contact avec l’endroit, sur un mur blanc immaculé s’étire en une ligne nette les quelque trente-deux photos de la série  Bone Lonely de Paulo Nozolino. On ne trouve que des restes d'humanité dans ces petits formats noirs et blancs, enserrés dans de sombres cadres de bois ébènes. Trente-deux photos pour rendre compte de trente-deux ans de travail du photographe portugais. Et c’est un monde au bord de la ruine qui s’étale comme une traînée de charbon sur le mur blanc :  lumière froide sur un corps recouvert à la morgue, cheminées d’usine, puzzle inachevé, un homme, la tête renversée, révulsée, bord cadre, voire hors cadre.



Plus loin dans une chambre noire avec pour seul éclairage un néon orange, il faut se munir d’une lampe de poche pour apercevoir, les yeux plissés dans la pénombre, les œuvres de René Burri. A tâtons, voilà donc des visages qui surgissent de l’obscurité, des foules qui émergent des ténèbres, des taches de lumières dispersées ça et là. La série s’appelle Black Out New York.

Sombres aussi, ces clichés d’Antoine d’Agata. Onze années d’un parcours intime et autobiographique s’exposent au regard voyeur du visiteur. Travail nocturne, parcours sans fin dans ses expériences sulfureuses, les corps s’emmêlent sous son objectif, et c’est Francis Bacon et son imagerie crue et bestiale qui se cachent, tapis dans l’ombre. La petite musique de nuit qui accompagne la série Agonie est un poème d’Antonin Artaud :

 
« Un corps,

pas d’esprit,

pas d’âme,

pas de cœur,

pas de famille,

pas de familles d’êtres,

pas de légions,

pas de confréries,

pas de participation,

pas de communion

des saints,

pas d’anges,

pas d’êtres,

pas de dialectiques,

pas de logique,

(… )
 

DU CORPS,

pas de peur,

pas d’impressions,


DU CORPS,


et des coups,

des coups,

des coups, des coups,

des coups, et ça :


CE SUINTA,


la muraille

de la cruauté,

et de la douleur ».


Noire, donc, cette nouvelle édition des Rencontres de la Photographie d’Arles. Tirage noir, mais brillant.

 

 

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Published by Caroline Langlois - dans Culture
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 11:50

Créé il y a trois ans (et oui, déjà), dans le cadre d’une formation internet au CFJ, ce pauvre blog était tombé en désuétude. J’ai donc décidé de lui donner un second souffle, et à moi aussi, par la même occasion. Je vais donc m’efforcer de passer moins de temps sur Facebook (bon, ok, ça va être dur) et plus de temps sur ce blog. L’idée étant d’y poster des reportages, des photos, des impressions, et de continuer à faire mon travail de journaliste même lorsque que je suis en panne de piges.

Mais en attendant, pour commencer du bon pied... Mon petit remontant magique, Lily Allen... 

 

 

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 12:51
05.jpgDepuis près de trente ans, Pascal Maitre parcourt le monde, son Leica à la main, pour raconter les histoires de ces peuples oubliés, qui, en Afrique où ailleurs, se battent chaque jour pour survivre. Et peut-être pour se sentir, lui aussi, plus vivant.

« Je n’ai pas toujours l’impression de travailler », avoue Pascal Maitre. Pourtant, son job n’est pas tous les jours une partie de plaisir. Se déplacer dans des pays en guerre, escorté par des hommes armés jusqu’aux dents ; éviter les embuscades et les risques de prise d’otages ; assister à des scènes parfois monstrueuses… Pour quelques clichés.

Ce berrichon de 51 ans, à qui l’on doit ce regard profond et mystérieux de femme touareg devenu une référence en matière de photo reportage, est un homme modeste. Sur l’écran où il présente le résultat de son travail à Mogadiscio (Somalie), les images défilent vite. Pas le temps de s’appesantir et de disserter sur son œuvre. Ce qui intéresse Pascal Maitre, c’est de raconter ses « histoires ». Des histoires qui font frissonner, tant elles parlent d’un monde dur, violent et beau à la fois. L’Afrique, l’Asie Centrale lui sont plus familières qu’Issy les Moulineau, où il s’arrête parfois, avant de repartir à la chasse aux images à l’autre bout du globe.

Depuis toujours, Pascal Maitre voyage. De l’Inde, lorsqu’il avait dix huit ans, à l’Afghanistan le mois dernier, il n’a jamais cessé de partir. Et de revenir parce qu’il le faut. Mais de repartir, toujours. Si on lui demande s’il n’a pas envie, parfois, de s’arrêter, de reprendre son souffle, il répond qu’il ne sait faire que cela, et qu’il n’aime rien d’autre.

Intarissable sur certaines de ses expériences, il reste muet, l’air gêné et timide sur d’autres parties de sa vie. On évoque son voyage en Israël ? Il change brusquement de sujet. Le pendentif en forme de spiral qu’il porte autour du cou, sous sa chemise entrouverte de baroudeur ? Il ne sait pas d’où elle vient. Il le trouve juste joli... On a du mal à le croire, mais on n’insiste pas. Pascal Maitre a un jardin secret, et on ne peut que le respecter, car ce qu’il donne à voir à travers ses photographies en dit bien plus long sur l’homme et son « monde » que n’importe quelle parole.

Ce calme et cette façon douce et tranquille de parler des pires atrocités, le reporter d’image les doit sans doute à une leçon qu’il a apprise au cours de ses innombrables voyages : « la vie est plus forte que tout ». Il en a vu, des hommes mutilés, des femmes désespérées et des enfants miséreux. Mais plutôt que de pleurer sur la cruauté du monde, Pascal Maitre préfère raconter le sourire et les rires de ses hommes et de ses femmes qui ont croisé l’œil de son objectif. Photographier les sourires plutôt que les pleurs, c’est sa leçon d’humanité.

 

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 20:12

Douglas Brodoff is an American artist. He has been living in Montmartre since 2000 and he is writing a children’s book about his favourite subject: green men. Meeting with a child in a man’s body.

 

 

 

 

 

 

“La bohème is a romantic way of looking at the difficulties of my life”, Douglas Brodoff said, a glass of Brouilly in his hand, at the Café des Artistes. “It’s a reality for many people that I know: living with little and finding happiness.”

Douglas was born in Manhattan, many years ago, but the time slips over him without making him any older. This man is a child. With a man’s soft felt hat and a child’s pair of woollen mittens linked with a string. It seems that he is living in Neverland. Or maybe in the World of the Wizard of Oz, one of his favourite books, with Scarecrow, Dorothy, Lion and Tin man. The kids who were doubtful about the existence of fairies at school were in big trouble with Douglas.
“I was arguing with them because they couldn’t give me the proof that fairies don’t exist”. Today, his whole story sounds like a fairy tale.


After his studies in the “left wing and experimental” University of Antioch, in Ohio, Douglas Brodoff worked in cinema, his childhood’s “first love”. When he was young, he used to go to the movies every day, sometimes nine times a day. He knew all the tricks to enter the cinema for free. “With my friends, we used to go at the back of the cinema, and then we walked backwards.” His head is full of movies, directors, and movie stars. In New York, this “powerful city where you struggle for life every day”, he was writing articles for famous cinema magazines.

But one day, he felt really sick, and had to go to the hospital.
“When I came out of the hospital, I had a bill of $450 000. I was ruined. I came to France as a medical refugee. No matter what I say about the French, France saved my life.”

Indeed, the man is not tender with the French people. “France is the country of “pas possible.” But when you turn down the volume of “pas possible” a little bit, it becomes “c’est juste comme ça.” Now, when a Frenchman tells me that it is “pas possible”, I know that it is absolutely possible” he says, laughing.

In Paris, Douglas Brodoff became a painter. His main opus is a series of paintings of
“the green men”, the French street cleaners. He decided to paint them because he felt that those men were just shadows in the streets of Paris. “They are wearing the brighest colour, and yet, no one is looking at them.”  He started with four little paintings, and his friend Troy Henriksen, from the Art Galery W, rue Lepic, encouraged him to go on with the green men.  His paintings were exhibited in the Mairie du XVIII° and had a lot of success. “All the green men that I had met during my work came to the exhibition, wearing their green uniforms. I was very touched.”

Today, those men are part of Douglas’s life. He is writing a children’s book which tells the story of little Moussa, whose father is a green man. When Douglas tells the story of Moussa, the world around disappears. The story is full of colours, of garbage and of poetry.

What will Douglas do tomorrow? He has no idea. The only thing that counts is this land, somewhere over the rainbow, called Montmartre. Douglas’s life is full of magic. And brooms…

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 19:15

Premier Prix à la foire de la Photographie du Val de Bièvres en 2004, la photographe tchèque Petra Simkova s’expose au Photo Club, dans le XIVème arrondissement de Paris, jusqu’au 31 décembre.

 

 

 

 

« Je ne supporte pas qu’on me prenne en photo », s’excuse-t-elle avec une pointe d’accent slave. Un visage doux, des cheveux noirs et lisses, un style discret et féminin ; la photographe Petra Simkova est bien différente de son modèle, cette femme qui s’offre, qui danse devant l’objectif, renversant sa tête en arrière, offrant sa gorge, sa poitrine et son ventre au regard du spectateur. La photographe est fidèle à son modèle, et le modèle exclusif. Leur relation ne peut accepter la présence d’une tierce personne. « Je ne prête pas mon modèle », concède l’artiste. Chaque photographie exposée à la Galerie Daguerre, au 28ter de la rue Gassendi dans le XIVème à Paris, est un visage différent de ce même modèle : Petra Simkova.


C’est en se dédoublant que cette jeune tchèque, née à Prague en 1976, travaille.
« Quand je prends la photo, je suis devant l’appareil, je suis le modèle. Mais quand je prépare la séance, je suis photographe. » En se mettant en scène, l’artiste se réinvente. Elle démultiplie son visage à l’infini. Il n’y a pas une, ni deux Petra, mais autant de femmes qu’il y a d’images. « Quand je vois mes photos, je ne me sens pas seule. Je suis avec mes Pétra, mes multiples. Ce ne sont pas des clones. Elles sont toutes différentes. »

Les photographies intitulées « Captive Insaisissable » et exposées jusqu’au 31 décembre, sont la « suite cohérente d’une recherche de cinq ans. »  Prisonnier de l’image, figé dans son cadre, le modèle reste libre malgré tout.  Le mouvement et la lumière estompe les contours d’un corps flottant dans l’espace, refusant de se laisser attraper par le regard. « J’étais là et voici mon empreinte », peut-on lire à l’entrée de l’exposition.  L’artiste veut laisser une trace, « s’immortaliser », se conforter dans son existence. Et elle est là, présente sur tous les murs. Parfois dans la lumière, d’autre fois dans l’obscurité, en couleur ou en noir et blanc. Le corps se contorsionne, se dédouble, s’embrasse. Le visage apparaît puis disparaît tour à tour.

« Au lieu de photographier ma grand-mère, j’ai photographié des murs »

Petra Simkova connaît les pièges de la photographie. Son père, un photographe tchèque ayant travaillé pour la télévision, a été mis à la porte pendant la Révolution de Velours à Prague, en 1989, pour avoir voulu photographier les manifestants dans une petite ville au nord du pays. « Ils voulaient qu’il prenne en photo les rues vides, pour faire croire qu’il ne se passait rien. Il a refusé. » Cette histoire, elle ne l’a apprise que l’année dernière. Mais elle connaît l’enjeu : « C’est le danger en photo. On montre un monde que l’on crée. On devient très manipulateur. » Elle ne manipule personne, puisqu’elle est son seul sujet.

Son premier appareil, elle le reçoit des mains de son père pour son dixième anniversaire. Toute sa famille est là, réunie autour d’elle. « Au lieu de photographier ma grand-mère, mon papa, ma mère, j’ai photographié des murs. » C’est sur les murs craquelés d’une église que la fillette  baptise son appareil. Les fissures lui évoquent des continents, l’Afrique notamment.  Elle sort l’appareil, ajuste son œil dans le viseur, et le pan de mur s’effondre. « J’ai tout de même pris la photo. », précise-t-elle. Aujourd’hui, Petra Simkova voyage, et ramène dans ses bagages les images de ses continents qu’elle imaginait jadis sur les murs de l’église.

Arrivée à Paris en 1996, l’argent de ses vingt ans en poche, elle étudie l’art du vitrail à l’école Olivier de Serre, dans le XVème arrondissement. Après avoir obtenu son diplôme « Métier d’Art », elle poursuit ses études à Paris I, en Arts Appliqués, et rêve d’une discipline plus libre. Travailler le vitrail, « c’est utopique », selon elle. « Soit tu fais des anges toute la journée, soit tu crées et tu t’endettes. »

Elle redécouvre la photographie en 2000, sur les bancs de la Sorbonne. Un exercice sur la lumière marque le point de départ de son travail. « Je souhaitais enregistrer le mouvement de la lumière, et moi j’étais porteuse de cette lumière. Je ne voulais absolument pas me voir. Si on me voyait trop sur une photo, c’était une photo gâchée. » Mais au fil de l’exercice, les rôles s’échangent. Le corps devient le modèle, et la lumière, l’accessoire. À la fin de ce cours, elle présente la photo « Alpha » : c’est la fin de l’exercice et le début de son travail.

« J’ai appris que des avions de chasse français s’appelaient mirages ! »

Son univers est peuplé de fées, de sorcières, de méduses, et de figures diaboliques. Elle refuse de revendiquer quoi que ce soit, mais ses racines tchèques sont présentes dans chaque image. L’artiste parle avec tendresse des contes de son pays, qui les berçaient, son frère et elle, pendant son enfance à Prague. Sa dernière série de six photographies intitulée « mirages », puis renommée « Gaarim » et « Morgis »(« j’ai appris que des avions de chasse français s’appelaient mirages ! »), exprime mieux encore que les précédentes l’influence des contes fantastiques sur le travail de l’artiste. Enveloppée dans un film plastique, une perruque blanche sur la tête, une « fée méchante » tente de briser ses liens.

Aujourd’hui encore, la photographe travaille la nuit, pour retrouver cet environnement « magique ». Enfermée dans sa maison, à l’abri de tous les regards, Petra Simkova cherche à réinventer son visage. Elle travaille seule « pour ne pas être influencée par les idées des autres. » Elle refuse l’idée que la photographie est emprisonnée par la nostalgie, le passé. Ses photographies sont des toiles floues tournées vers l’avenir. Dans le silence ou en musique, Petra danse pour offrir à son objectif l’image qu’elle a dans la tête. Peu ou pas d’improvisation dans son travail : le cliché est déjà là, en pensée. L’appareil sur un trépied, elle « dialogue » avec lui.

Une fois la photo prise, elle ne sera quasiment pas retouchée. Petra Simkova aime jouer avec les couleurs, et utilise la souris de son ordinateur comme un pinceau. Mais elle refuse de retravailler les formes de ses corps.  Si le résultat final est souvent très proche de l’image recherchée, il offre pourtant des surprises. « Il y a toujours cette petite partie de hasard. Cela fait partie du jeu. Sinon ça ne m’amuse pas. » Et Petra a besoin d’être étonnée, amusée par ce qu’elle crée. « À chaque fois, je me pose la question : est-ce la fin ? Mais je peux me voir renaître comme mise au monde par les images que j’ai créées de mes mains.» Et la fée Petra continue de danser avec la lumière.


 

 

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