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  • : Journaliste presse écrite, web et radio. Je vois, je sens, j'écoute, je raconte, je divague.
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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 13:45
Cet été je lis...

Cette année, je n'ai quasiment pas lu une ligne. Pas le temps. C'est mal, je sais. Mais cet été, je me rattrape. Je viens de terminer "La Vérité sur l'Affaire Harry Québert" et je vous en épargnerai la critique, tout le monde l'a lu ou presque, j'avais 5 trains de retard. Évidemment ça m'a plu, ça se lit hyper bien et hyper vite. Pas dit, en revanche, qu'il m'en reste grand-chose d'ici quelques mois...

- Comme je suis à Marseille, je me suis dit qu'il me fallait de la littérature marseillaise. Conseillé sur le site Marsactu (super site internet d'info sur l'actualité Marseillaise, je recommande...), le roman de Maylis de Kerangal "Corniche Kennedy". Il se trouve que mes fenêtres donnent sur ladite corniche, alors je n'ai pas hésité. J'ai eu du mal à trouver le livre en librairie (obligée d'aller à la FNAC, grrrrrrr) car il est étudié dans les lycées, et est donc en rupture dans la plupart des librairies du coin.

Je l'ai entamé hier, et autant vous dire que c'est la claque littéraire de l'année... Je n'en dis pas plus, le premier paragraphe parle pour lui-même...

"Ils se donnent rendez-vous au sortir du virage, après Malmousque, quand la corniche réapparaît au-dessus du littoral, voie rapide frayée entre terre et mer, lisière d’asphalte. Longue et mince, elle épouse la côte tout autant qu’elle contient la ville, en ceinture les excès, congestionnée aux heures de pointe, fluide la nuit – et lumineuse alors, son tracé fluorescent sinue dans les focales des satellites placés en orbite dans la statosphère. Elle joue comme un seuil magnétique à la marge du continent, zone de contact et non frontière, puisqu’on la sait poreuse, percée de passages et d’escaliers qui montent vers les vieux quartiers, ou descendent sur les rochers. La dévisageant, on pense à un front déployé que la vie affecte de tous côtés, une ligne de fuite, planétaire, sans extrémités : on y est toujours au milieu de quelque chose, en plein dedans. C’est là que ça se passe et c’est là que nous sommes."

A tout ceux (et ils sont nombreux) qui passent par Marseille cet été, je crois vraiment que c'est un incontournable.

 

- Cela fait (très) longtemps que je n'ai pas lu en anglais. Oh, le beau prétexte pour acheter l'ultime (?) tome de Harry Potter, sorti en librairie cette semaine (en octobre pour la trad française je crois). Il s'agit en fait d'une pièce de théâtre, qui sera jouée à Londres cet hiver, et qui met en scène Harry Potter 19 ans après la fin du tome 7. Je n'en sais pas plus, je n'ai rien voulu lire (difficile pourtant d'y échapper sur les réseaux sociaux ces derniers jours) pour me garder le plaisir de la découverte. NO SPOILER.

 

- Enfin, j'ai acheté le premier tome de ce qui est LA série du moment pour moi. J'ai "binge watché" les deux premières saisons de Outlander sur Netflix en moins de quelques semaines, et en attendant la troisième, j'ai envie de lire la saga dont est tirée la série. Pour ceux qui se demande pourquoi je me passionne soudainement pour une histoire qui se passe dans l'Ecosse du 18e siècle, je pose ici une petite photo du héros, le Highlander Jamie Fraser.

 

Voilà, ça se passe d'explication, non?

Jamie Fraser, ses boucles rousses, son kilt...

Jamie Fraser, ses boucles rousses, son kilt...

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 15:45

C'est le printemps, les arbres bourgeonnent, et les vieux blogs abandonnés renaissent de leurs cendres... Ainsi donc, parlons peu, parlons bien : et si on se cultivait un peu?

Voilà donc deux propositions hautement jouissives et épanouissantes. Tout d'abord, pour les oreilles, l'écoute de ce premier -excellent!- album des bien-nommés "Joy with Colors". C'est ici:

Joy With Colors - Hello Starters from Joy With Colors on Vimeo.

C'est cool non? Pour télécharger gratuitement ce titre, rendez-vous ici.


35839Puis, pour caresser l'intellect, une pièce de théâtre aussi stupéfiante qu'épatante : Bent, de Martin Sherman, mis en scène par Anne Barthe au théâtre du Nord-Ouest, à Paris, ou l'histoire tragique de Max, homosexuel déporté à Dachau. Non, non, ne partez pas en courant! C'est probablement ce que vous verrez de plus fort sur les planches cette année! Courrez-y!

 


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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 09:57

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À quelques encablures du Moulin de la Galette, au cœur de la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement de Paris, un petit cinéma de quartier résiste, grâce à la détermination de son propriétaire, à la poussée des multiplexes. Luis Buñuel, Dali et Jean Cocteau hantent les murs du Studio 28, première salle d’avant-garde de la rive droite parisienne.

«  La salle des chefs-d’œuvre. Le chef-d’œuvre des salles ». La phrase est de Jean Cocteau, et s’étale sur le mur, derrière le guichet, à l’entrée du cinéma. Ici, nous ne sommes pas dans une salle de projection ordinaire : aucun vendeur de popcorn et de soda, mais un joli jardin couvert où l’on s’installe pour déguster un café et parler du 7e art.

Le maître des lieux, Alain Roulleau, a reçu cette salle en héritage en 1996, des mains de son père. Le hall, qui accueille chaque mois des expositions, la salle de projection et le petit jardin, sont les prolongements de son appartement situé juste au-dessus. Au Studio 28, tout est fait pour que l’on se sente chez soi. La clientèle habite le quartier, et connaît par cœur les horaires des séances, immuables. « C’est une salle de village. Le village de Montmartre », explique fièrement le propriétaire.

Le Studio 28 est né, comme son nom l’indique, en 1928. Une époque dorée pour les exploitants de salles, bien avant l’avènement des Gaumont, Pathé et autres UGC. Des dizaines de salles foisonnent alors dans le 18e arrondissement. Près d’un siècle plus tard, seules deux ont survécu : le Wepler, devenu depuis Pathé Wepler, et ce petit écrin de velours rouge, caché rue Tholozet, sur la butte Montmartre.

 

Un lieu de rencontre et d'animation culturelle


Son premier propriétaire, Jean-Placide Mauclaire, en a fait la première salle de cinéma d’avant-garde de la rive droite. C’est ici que le film de Luis Buñuel, « L’âge d’or », est présenté pour la première fois au public, en 1930. Un choix audacieux autant que dangereux pour le directeur de l’époque, car la projection du film fait scandale. La salle est alors vandalisée par des spectateurs choqués, le film est interdit, et Mauclaire est contraint de vendre.

Après un passage entre les mains d’un certain Édouard Gross, qui y fait projeter les films des Marx Brothers encore inconnus en France, le Studio 28 est racheté en 1948 par les frères Roulleau, père et oncle du propriétaire actuel. Le duo fait alors du cinéma un lieu de rencontre et d’animation culturelle, avec des expositions de peintures et de photographies.

Depuis, rien a changé, ou presque. Les lustres dessinés en 1950 par Jean Cocteau illuminent toujours la salle de projection, et les empreintes de pied en argile des plus grands noms du cinéma français, parmi lesquels Jean Marais et Pierre Etaix, ornent les murs du hall, comme un clin d’œil aux empreintes des stars de l’Hollywood Boulevard.

 

"Je suis le Fauchon du cinéma parisien"

Fier comme Artaban, Alain Roulleau désigne, sur les murs, les photos des stars du 7e art qui ont fait l’histoire de son cinéma. Mais s’il tient à conserver la mémoire du lieu, le propriétaire n’est pas pour autant un homme nostalgique. Chef d’entreprise avant tout, son souci est de faire vivre son commerce, en tenant la barre contre les attaques des multiplexes. Ne lui demandez pas, par exemple, s’il accepte l’une des deux cartes de cinéma illimité de la capitale. Il vous fait alors les gros yeux, et vous rétorque que la carte de fidélité de sa salle, créée par son père en 1969, est et restera la seule acceptée à l’entrée.

« Je suis comme un épicier de quartier qui doit résister à l’arrivée des supermarchés, explique-t-il. Mais moi, je suis le Fauchon du cinéma parisien ! ». Et de filer la métaphore. « Dans les multiplexes, vous bouffez de la pellicule. Au Studio 28, vous venez la déguster. »`

 

Une salle à la pointe de la technologie


Si le lieu n’a rien perdu de son charme authentique, il n’en reste pas moins une salle de cinéma à la pointe, avec écran de 10 mètres, appareil de projection électronique et son dolby numérique. Un détour pour s’en convaincre par la cabine de projection, où les belles et grandes bobines de films céderont bientôt la place à un équipement numérique flambant neuf.

Pourtant, Alain Roulleau est lucide : « Si je n’étais pas propriétaire des murs, aujourd’hui, la salle serait fermée. ». Mais sa bataille contre les géants en vaut la chandelle. Et quand le maître des lieux emprunte à Arletty sa réplique de cinéma préférée, extraite du film « Les enfants du Paradis » de Marcel Carné - « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour » - on comprend sans peine que ce grand amour, c’est à son petit cinéma de quartier qu’il le voue.

 

Article publié sur dixhuitinfo.com

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 08:48

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Lalie Walker, auteur du thriller "Au malheur des dames", dont l’intrigue se noue au Marché Saint-Pierre, dans le 18e arrondissement de Paris, revient sur la plainte en diffamation déposée à son encontre par les gérants du célèbre magasin de tissus et raconte son 18e, où elle a longtemps vécu. Portrait.

L’œil pétillant et le cheveu en bataille, Lalie Walker s’installe devant un café noir. Noir comme les romans qu’elle écrit, depuis maintenant dix ans. Car ce n’est que sur le tard, à l’âge de 35 ans, que cette psychothérapeute de formation se lance dans la littérature. « Un jour, je me suis dit "il est grand temps que je m’occupe de mon grand rêve : être écrivain".  » Lalie Walker a toujours écrit : elle a été traductrice, puis chercheuse. Mais ce grand rêve dont elle parle, c’est la fiction pure : « Je ne voulais pas que le roman soit mon espace de cure thérapeutique. J’avais envie de raconter des histoires que je ne connaissais pas. »

JPG - 54Son polar, « Au Malheur des Dames », naît d’une commande passée par son éditeur pour une collection autour des lieux et monuments emblématiques de Paris. Lalie Walker, qui a longtemps vécu dans le 18e arrondissement de Paris, arrête son choix sur le Marché Saint Pierre. « J’adore ce quartier. C’est comme aller au souk d’Istanbul. Ça grouille de gens, de vie, de couleurs, d’odeurs, de matières qui vont servir aux uns et aux autres à transformer quelque chose : faire une robe, un rideau… Cela draine une population mixte : des couturières, des petites mamies, des étudiantes, des DragQueens… Tout cela a de la vitalité, quelque chose de profondément humain. »

Cette mixité chère à son cœur, l’écrivain la tient de ses racines familiales. Un père aux origines hongroises et polonaises. Un grand-père letton. Une famille auvergnate/bretonne/limousine… Et, surtout, une maison d’enfance en banlieue – celle de sa grand-mère – toujours ouverte aux étrangers. Pas étonnant, alors, que Lalie Walker aime ce 18e aux milliers de saveurs. « Quand vous marchez dans ses rues, il y a un mélange de langues qui crée une mélodie dans laquelle on baigne quotidiennement. Le 18e , c’est un voyage à l’autre bout du monde sans se déplacer », dit-elle.

"S'éloigner du réel" 

Pour poser le décor de son roman, imaginer ses personnages, l’écrivain se balade dans le quartier, sillonne les étages du grand magasin de tissus, palpe les étoffes. Elle recueille des témoignages, à Paris et ailleurs, de personnes qui ont visité et aimé le Marché Saint-Pierre. « Je me suis vite aperçue qu’il fallait que je m’éloigne du réel, pour écrire mon histoire. D’ailleurs, j’ai pris des libertés avec la réalité : j’ai légèrement déplacé la Halle Saint-Pierre, ainsi que le café Ronsard, pour qu’il se retrouve en face du marché. »

Malgré cela, et la mise en garde publiée en première page du livre qui insiste sur le caractère fictionnel du roman, Lalie Walker doit aujourd’hui répondre aux accusations de diffamation lancées par les dirigeants du Marché Saint Pierre. Accusations qui ont laissé l’écrivain choqué, mais surtout perplexe. « Je ne comprends pas, dit-elle. J’ai l’impression que cela me tombe dessus de façon totalement inattendue. Il y a plein de gens qui sont sidérés, parce que pour eux, l’idée que l’on se fait de ce lieu ne correspond pas à l’attitude de ses dirigeants. Et puis, dans le livre « Au malheur des dames », il ne s’agit pas de leur boutique, mais du Marché Saint Pierre emblématique. C’est un endroit fantasmé, pas la réalité. »

"Une dérive de notre société"

JPG - 44Sur l’issue du procès, la romancière préfère ne pas faire de pronostic. Mais elle se dit préoccupée par le message véhiculé par cette affaire.
« D’abord, je trouve cela vraiment dommage qu’ils n’aient pas apprécié, car le livre est plutôt un élan de sympathie à l’égard du marché », se désole-t-elle. « Mais ce que je trouve inquiétant, c’est que quelqu’un puisse, par voie d’avocat, déposer une plainte contre un auteur de fiction. Je pense que la figure de l’écrivain reste celle d’un porte-parole. Il est le garant des libertés d’expression, de créativité, de rébellion. Cette assignation, pour moi, c’est le signe d’une dérive de notre société. »

En attendant le verdict du tribunal – l’audience est fixée au 9 avril 2010 – Lalie Walker se remet à l’écriture de son prochain roman, elle qui a pris l’habitude d’en publier au moins un chaque année. Mais la pilule est amère : « Cette assignation en justice impacte mon travail, c’est évident. Comment continuer à écrire comme je le faisais sans me laisser encombrer par ces contraintes de marques déposées… » Le plus triste, sans doute, pour la romancière, c’est que l’image qu’elle se faisait du Marché Saint Pierre est irrémédiablement écornée.« Je ne pourrais plus jamais pousser ses portes, ni me balader dans le quartier avec la même nonchalance qu’avant. »

 

 

 

 

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:16

los-figaros.jpgUn petit post pour vous annoncer la reprise, au théâtre du Splendid, à Paris, de l'excellente "Mégère à peu près apprivoisée", d'Alexis Michalik, par la troupe Los Figaros. La pièce de Shakespeare est revisitée, façon comédie musicale. C'est drôle, c'est punchy, ça envoie, et William ne se retourne absolument pas dans sa tombe, au contraire. C'est à partir du 15 janvier, et jusqu'au 31.

Le Splendid: 48, rue du faubourg saint-Martin
métro Strasbourg Saint-Denis.(lignes 4, 8 et 9).
Réservations au 01 42 08 21 93
 

Voilà, ils sont jeunes, ils sont talentueux, ils ont la pêche, et ils ont besoin de vos sous, alors allez les voir!
 
J'en profite au passage pour poster ce lien vers l'article que j'avais écrit pour Europe1.fr pour la première pièce de la troupe Los Figaros : Roméo et Juliette.  

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 16:19
Loin de l'agitation des rentrées littéraires et des prix littéraires, les bouquinistes de Paris partagent leur passion des livres avec les passants, flâneurs et touristes. Un reportage réalisé pour Culture Vive, sur RFI, en septembre 2008. 

 
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:42

 

Le dernier roman de Véronique Ovaldé, publié aux Editions de l’Olivier, Ce que je sais de Vera Candida, et récompensé par le prix Renaudot des lycéens, à tout d’un conte moderne. Dans un pays imaginaire d’Amérique Latine, trois générations de femmes luttent contre la domination des hommes et élèvent seules leurs filles. Avec son joli minois et ses lèvres carmin, la jeune auteure semble elle-même tout droit sortie d’un conte. Son royaume ? Le 18e arrondissement de Paris…

 

Il était une fois une petite fille, née en banlieue parisienne dans un milieu modeste, et qui rêvait d’écrire des livres. À 6 ans, la petite Véronique a déjà fait la liste des romans qu’elle écrirait plus tard. « J’étais comme ces enfants qui sont habités par un imaginaire un peu encombrant. Écrire et dessiner, ça a été immédiat. » Adolescente, Véronique Ovaldé écrit des « textes » de 200 pages, qu’elle fait lire à ses professeurs. « C’était un apprentissage, car je viens d’un milieu où l’on n’écrit pas et où l’on ne lit pas. J’ai vraiment bénéficié des municipalités du 93 qui avaient de vraies politiques culturelles. » La jeune fille passe sa vie dans les bibliothèques, car des livres, à la maison, il n’y en a pas.

« Je n’avais personne pour  me dire ce qu’il fallait lire. Alors je lisais tout. De façon boulimique. » Tout y passe, de Stephen King, à Gabriel Garcia Marquez, jusqu’à Norman Mailer, Hemingway… Et puis la poésie, Baudelaire. « J’ai eu une espèce de choc. Je me suis dit, c’est pour moi, c’est à moi que cela s’adresse. » Même expérience transcendantale à la lecture du Bruit et de la Fureur, de William Faulkner. « Je ne comprenais pas, mais c’était du même ordre que la poésie. J’avais l’impression que c’était quelque chose qui me dépassait, de l’ordre de l’éblouissement et qu’il y avait une possibilité supplémentaire à mon imaginaire et au monde, à côté de moi, accessible. »

Entrer dans le château fort de l'édition

Le bac en poche, cette bonne élève semble toute destinée à faire de hautes études littéraires. Ses professeurs remplissent les dossiers pour son inscription en classe préparatoire littéraire hypokhâgne. Mais la jeune Ovaldé n’a qu’une idée en tête : « entrer dans le château fort de l’édition ». « Je me disais : je me ferais publier un jour. Mais je pensais que c’étais compliqué, étant donné le milieu d’où je venais. Je ne croyais pas du tout au fait d’envoyer ses textes par la poste. Donc j’ai pensé : il faut que je travaille dans l’édition. » Son père lui accorde deux ans d’études, pas plus. Elle s’inscrit alors en BTS édition. Tant pis pour l’hypokhâgne, et le prestige de l’Ecole Normale Supérieure.

Son BTS en poche, Véronique Ovaldé entre au Seuil, où elle restera douze ans, sans jamais cesser d’écrire dans ses petits cahiers. Son premier éditeur vit rue de Versigny. dans le 18
e. Il publie un conte illustré, Khambé. Mais c’est chez son propre employeur, le Seuil, que paraît son premier roman, Le Sommeil des poissons en 2000. Six romans plus tard, Véronique Ovaldé est devenue un écrivain à succès. Sa dernière publication, Ce que je sais de Vera Candida,vient de recevoir le prix Renaudot des lycéens.

C’est dans le 18e que la romancière vit aujourd’hui, dans le quartier de la Mairie, avec ses deux enfants, de 8 et 11 ans. Ce qu’elle aime par dessus, c’est le côté « Auberge Espagnol » qu’offre le 18e arrondissement. « Cela me rappelle ma banlieue. Là-bas, je connaissais tous les gens dans l’immeuble. Cela m’a manqué quand je suis arrivée à Paris, mais je retrouve cette ambiance de quartier ici, surtout grâce à mes enfants. » Elle y a maintenant ses repères, ses amis, ses habitudes.

Votre pause café ?

A la Timballe, rue de Versigny, et à la Piscine rue du Poteau. Il faut que ce soit à moins de 100 m de chez moi ! Et puis le Reinitas, bien sûr, pour la terrasse.

Vos courses ?

J’aime le marché de la rue Ordener. J’y ai mes habitudes, notamment chez la fromagère, Nelly. Le marché du boulevard Ornano est très bien aussi. Les produits sont excellents, et ce n’est vraiment pas cher.

Vos restaurants ?

J’aime bien « Chez Paula » (26 rue Letort) et « l’Assiette » (78 rue Labat). Ils sont très sympas, et ils font un hachis Parmentier de la mort ! Mes enfants aiment aussi le restaurant indien « Le Safari » (36 rue du Ruisseau).

Vos librairies?

L’humeur Vagabonde (44 rue du Poteau) et l’Attrape-Cœur (4 place Constantin Pecqueur). Et dès que je monte me balader sur la butte, je m’arrête toujours pour jeter un œil aux bandes dessinées chez BD Spirit, (10 rue Ramey).

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 21:21
Une chronique sur un cours de baisers du cinéma réalisé pour l'émission Ils ont leurs mots à dire, sur RFI.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 11:24
Reportage sur la vente de la collection d'Art de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, réalisé pour RFI.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 10:53
A la rencontre de Hugh Coltman, un musicien britannique installé en France depuis une petite dizaine d'années. Une chronique réalisée pour l'émission Et pourtant elle tourne, présentée par Bruno Duvic sur France Inter, en juin 2009.


Hugh Coltman dans "Et pourtant elle tourne"
par Carolou82


Et on peut l'écouter aussi... "All the lovers come and go these days"


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