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Qui Suis-Je?

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 10:40
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C'est pas si mal de bosser depuis chez soi... 

J'avais l'intention d'écrire sur ce blog un post sur mes difficultés à trouver du travail en étant enceinte, et la rédactrice en chef de Cheek Magazine m'a proposé de le faire sous forme de contribution pour son site. Le billet qui suit à donc été publié hier ici


Pour info, je n'ai certes pas trouvé de poste fixe, mais je suis parfaitement heureuse avec mes piges qui me permette de bosser tout en prenant soin de moi et de mon haricot à la maison. Pas question pour moi de jouer les Calimero... Je sais qu'il y a des femmes pour qui c'est autrement plus difficile. 

 

Je suis journaliste, j’ai 31 ans, et je suis enceinte de quatre mois. Autant vous dire que dans ma branche -qui compte de plus en plus de précaires*- on n’attend pas d’avoir décroché un CDI (c’est-à-dire que les poules aient des dents) pour fonder une famille. Lorsque je suis tombée enceinte, j’avais donc conscience que j’aurais besoin que mon meilleur ami depuis six ans, Paul (Emploi), me soutienne dans cette nouvelle aventure.

Fort heureusement (parce que je n’aime pas m’acoquiner trop souvent avec mon ami Paul), une consœur m’a parlé d’un job dont la description de poste me convenait parfaitement. Et le fait que je sois enceinte ne semblait pas poser de problème. Mieux! Ils avaient désespérément besoin d’une journaliste dotée de mon expérience, et j’étais la seule candidate en lice! “Waouh, pensais-je, il n’est donc pas impossible de décrocher un emploi avec un polichinelle dans le tiroir!” Mais c’était ce qu’on appelle chez moi mettre la peau de l’ours avant les bœufs…

“Vu ta situation, personne d’autre ne va te proposer de boulot.”

En dehors de la description du poste, je ne savais pas grand-chose des modalités du contrat. Si ce n’est que l’employeur souhaitait que je facture chaque mois mes prestations plutôt que de me payer en salaire. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais pour faire court, journalisme et entreprenariat ne sont pas légalement compatibles, et il m’est donc absolument impossible de “facturer” mon travail. Premier os (D’ours. Ou de bœuf. Je m’y perds).

Mais monsieur l’employeur n’en démordait pas. Hors de question, pour lui, de payer des cotisations salariales trop élevées (non mais il ne manquerait plus que les employés réclament des congés payés, c’te blague!). Il acceptait donc, grand prince, de me faire un contrat, à condition que j’accepte un salaire (très) en dessous de mes prétentions. “Et je serais toi (oui, dans la grande famille des médias, on se tutoie beaucoup), j’accepterais ma proposition car vu ta ‘situation’ -regard vers mon ventre- personne d’autre ne va te proposer de boulot”. Gloups. je ravalais mon envie de, au choix: lui mettre ma main dans la gueule/lui cracher sur les chaussures, et je réclamais 24 heures de réflexion.

Dans l’inconscient collectif (y compris dans le mien), une femme enceinte, c’est un boulet pour un employeur.

Pour tout dire, je n’ai pas réfléchi longtemps. J’ai besoin de travailler, certes, mais j’ai aussi trop d’estime pour mon boulot pour accepter de me brader ainsi. J’ai donc fini par décliner sa malhonnête proposition. Il n’empêche que ce très mauvais deal, je l’ai tout de même envisagé. Car il faut être clair, dans l’inconscient collectif (y compris dans le mien), une femme enceinte, c’est un boulet pour un employeur.

À ce stade, petit rappel de la loi.  Le code du travail précise que:

- L’employeur ne peut vous refuser un emploi à cause de votre état de grossesse (mais dans les faits, comment prouver qu’on vous refuse un poste pour cette raison?)

- Vous n’êtes pas tenue de déclarer votre grossesse lors d’un entretien d’embauche (vous vous voyez, vous, passer cette “ info” sous silence? Imaginez la tête de votre employeur si vous lui annoncez, une fois le contrat signé, que vous êtes enceinte! Selon moi, commencer un boulot par un aussi gros mensonge -par omission, certes- c’est carrément malhonnête).

- Enfin, votre grossesse ne peut être la cause de l’interruption de votre période d’essai (mais fort heureusement pour l’employeur, il y a des milliards d’autres raisons valables pour rompre une période d’essai).

Selon les textes, vous êtes donc tranquille. La réalité, je l’ai apprise à mes dépens, est bien moins rose layette… Pourtant, suis-je moins performante parce que je suis enceinte? Durant la grossesse, mon expérience a-t-elle moins de valeur que celle d’un homme? Personnellement, je me sens en pleine capacité de mes moyens intellectuels. Et pour cause: pendant 9 mois, j’ai deux cerveaux!

* Le nombre de journalistes pigistes et en CDD augmente depuis 2010: en 2012, ils représentent 21,3% de l’ensemble des journalistes titulaires de la carte de presse, selon les chiffres de l’Observatoire des métiers de la Pressehttp://www.metiers-presse.org/pdf/1380185936.pdf. Mais c’est un autre (et vaste) sujet…

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Published by Caroline Langlois - dans No Future (maman)
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:59

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"Les femmes sont si belles lorsqu'elles sont enceintes !" "Elles sont si épanouies physiquement" "C'est sexy, une femme enceinte"... Sexy, mon cul ! Moi depuis trois mois je me sens aussi aguichante qu'une huître. (Mauvais exemple. Les huîtres, dont c'est la saison, me font  le même effet que Ryan Gosling dans The Notebook quand je les vois sur les étals des bistrots parisiens. Putain de régime de grossesse.)

Alors, au compteur, on recense : la peau dégueu avec boutons d'acné et rougeurs inopinées, les seins gonflés à l'hélium qui font deux fois la taille de ma tête (j'ai peur de disparaître derrière à un certain point), les poils noirs qui poussent sur le nombril, le réseau routier de France cartographié sous forme de belles veines bleues sur votre décolleté... Autant vous dire que j'ai perdu mon modjo. 

Mais le pire dans tout ça, c'est ce mensonge éhonté qu'on fait aux femmes pour les motiver à procréer :  "Tu verras, enceinte, tu auras des cheveux de sirène". Non mais faudrait penser à arrêter de se foutre de notre gueule, hein ! Des cheveux, en effet, tu en as plein la tête quand tu attends un heureux évènement. Parce que va savoir pourquoi, pendant neuf mois, tu ne les perds pas. "Canon !", t'exclames-tu, "je vais enfin pouvoir me la péter avec la crinière de Beyoncé !" Et bien autant te dire que tu te goure, ma cocotte. Du veuch, oui, mais du veuch mou ! Du veuch avachi ! Du veuch qui se laisse aller ! Du veuch mort ! Et puis terne, mais terne ! Genre "laissez-moi tranquille dans mon chignon, j'ai mes ragnagnas je fais la gueule". 

Heureusement mes copines ont ce qu'il faut dans leurs trousses de secours spéciales     "Pétasse en détresse". Et grâce à ma douce colombe Lauriane, également connue sous le nom sucré de La Succulente, j'ai fait la rencontre hier d'un homme divin. Il s'appelle Matthieu, il tient un salon de coiffure dans le 15e arrondissement et c'est un roi du ciseau et de la colo. 

J'y suis arrivée, piteuse, le cheveux relevé à la va-vite en crotte sur le haut de ma tête. Une heure et demi de papouilles du crâne plus tard,  je suis ressortie en double capillaire de Blondie. 

 

Je voudrais pas me mettre mal avec mon cher Fred, qui en terme de tifs, reste mon maître à penser, mais ce Matthieu, il a du talent à revendre. Hier en rentrant chez moi, ma belle crinière blonde de rockeuse balayant nonchalament mes épaules, j'en aurais presque oublié boutons, rougeurs, nichons, poils et système veineux. Je me sentais... Sexy Mamma ! (Et mon mec a apprécié, le bougre).

Je crois que pendant cette période un peu spéciale de la vie d'une femme, se sentir sexy, c'est essentiel. J'ai promis récemment à une copine de ne pas devenir une de ses nanas qui oublient, une fois leur progéniture arrivée, qu'elles ont été une femme avant d'être une mère. Pas à facile à tenir, comme promesse !

Et vous, chères futures parturientes, c'est quoi votre truc pour vous sentir aussi chaude que Rihanna, même avec 15 kilos de grossesse en plus ? 

Pour info, le salon de coiffure de ce mystérieux Matthieu s'appelle l'Endroit, et on parlait déjà ici. Courrez-y, il est vraiment top !

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Published by Caroline Langlois - dans No Future (maman)
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 15:21

http://glossandmilk.com/wordpress/wp-content/uploads/2012/04/Alcootest-pour-lait-maternel.jpg

 

Une des questions qu'on commence à te poser dès ton deuxième jour de grossesse, quand t'es enceinte, c'est "bon et alors tu vas allaiter ou pas?" Attention, question piège !

 

Avant de répondre, respire profondément, fais semblant de checker un truc dans ton sac/ton portable pour gagner trois secondes de réflexion et observe ton interlocutrice (c'est rarement une question de mec) du coin de l'oeil. A ton avis, qui se cache derrière ce visage sympathique et amical ? Une chienne de garde nourrie au sein d'Elisabeth Badinter, ou une excitée de la Leche League ? Parce que, sache-le malheureuse, si tu te trompes de réponse, tu en as pour une demi-heure de sermonnage sur le thème, au choix :

 

"Non mais bon nous les femmes on nous demande d'être sur tous les fronts à la fois mais les hommes, eux, ils en branlent pas une, alors quand même, le bib' ça a du bon pour qu'ils bougent leurs culs du canap, non ?"

 

ou

 

"Queeeeuouaaa ? Tu veux pas allaiter ? Non mais tu as conscience que le lait en poudre, ça ne remplacera jamais le lait maternel ? Et puis tu sais, si tu veux créer une relation forte avec ton bébé dès les premiers instants, c'est quand même fondamental ! Et puis c'est si beau, c'est la natuuuuuuuure"

...


Voilà t'es prévenue. Alors moi, je l'avoue, avant la grossesse, je me situais plutôt dans la première catégorie (Elisabeth, quand tu tapes pas sur les écolos, j'te kiffe). Mais depuis que mon ventre s'arrondit bah... J'sais plus trop.

Parmi les "pour" il y a :

+ en effet, le lait maternel, c'est bien quand même (bon, mais ni moi ni ma soeur n'avons été allaitées et on pètent le feu.)

+ elles ont quand même l'air de kiffer leur race, les copines qui allaitent.

+ il parait que pour perdre les kilos de grossesse, y a pas mieux (oh ça va là, les regards désaprobateurs. J'reste une meuf quand même).

Parmi les "contre" il y a :

 

- je ressemble déjà à une vache laitière avec mon 90F, pas sûre d'avoir envie de devenir une vache laitière ou je vais finir par meugler.

- c'est vrai que ce serait pas mal si Julot aussi pouvait se lever au milieu de la nuit pour nourrir notre futur petit trésor.

- quoi déjà que je peux pas picole pendant 9 mois il faudrait que ça continue encore après l'accouchement ???

 

Je sens vos bouches béates d'indignation derrière vos écrans (d'ailleurs fermez-la, parce que les oignons dans le burger à midi, c'était pas une super bonne idée. Quand on est enceinte, on est sensible aux odeurs) (vous aurez constaté à quel point les hormones me rendent affable et délicate).

 

Et bien grâce à ma copine Thaïs, ce dernier argument pourrait bientôt céder lui aussi. Car voyez-vous, elle m'apprend ce jour qu'il existe désormais des alcootests spéciaux pour l'allaitement. Je ne sais pas exactement comment ça marche, parce que a priori, si t'es dans le rouge, bah c'est déjà trop tard. Et bébé n'a plus qu'a crever la dalle, vu que c'est pas comme avec les clés de la voiture, tu ne peux pas vraiment confier tes nibards à quelqu'un d'autre pour le chemin du retour... N'empêche ! Je trouve que c'est une sacrée invention, pour les soulardes amatrices de bon vin comme moi !

Vous connaissiez ce gadget, vous ? Vous l'avez déjà utilisé ? Et sinon, pour vous l'allaitement c'est passage obligé ou no way ?

 


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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:43

http://www.centraledesmultiples.com/imagesg1000/lv011009468.jpg

 

Quand j'ai appris ma grossesse, une des premières choses que j'ai faite, c'est pousser la porte d'une librairie pour trouver de la bonne littérature pour future maman. Entre les dictionnaires de prénoms et les guides de développement personnel, j'ai trouvé trois gros pavés qui se battaient en duel (oui je sais, un duel à trois c'est chaud). Honnêtement, il n'y avait pas de quoi se réjouir... Faut dire que la grossesse, ça n'a jamais inspiré ni Emile Zola, ni Salman Rushdie, ni aucun prix Goncourt.

 

Je me trouvais donc nez à nez avec : Laurence Pernoud dans son texte original de 1978, une réédition de Laurence Pernoud de 1995 et un ouvrage type dictionnaire médical de quarante tonnes à la jacquette rose layette intitulé "Devenir Mère" signé d'un collège de gynécos (ah mais attendez... C'est Laurence Pernoud qui l'a préfacé celui-là). Bon. Moi qui voulait de la modernité, du fun, du-qui-ne-sens-pas-la-naphtaline, je débandais. Heureusement, j'ai l'appli Grossesse de Doctissimo sur mon smartphone, me consolais-je.

 

Je m'apprêtais donc à ressortir de la librairie la queue entre les jambes (mais toujours le polichinelle dans le tiroir) lorsque mon regard fut attiré par un tout petit livre à la couverture bleue, illustrée par Soledad, la dessinatrice rigolote de ELLE. "La Grossesse des paresseuses", ça titrait. Paresseuse ? C'est moi ça. Il était mignon ce petit livre, il tenait dans le creux de la main et puis il était pas cher. Alors pour ne pas repartir bredouille, je passais à la caisse et sortais du magasin, le petit bouquin sous le bras.

 

Sur le trottoir, soucieuse de savoir si j'avais fait une dépense impulsive de plus (regard  gêné vers ma dernière paire de tennis bariolée presque importable mais achetée sur un coup de tête trois jours avant chez Monop') j'ouvrais l'ouvrage et commençais à lire tout en marchant (ce qui n'est pas très malin quand on est enceinte, car la rencontre frontale avec un poteau peut s'avérer fatale).

 

Joie ! Bonheur ! Nous seulement le bouquin est truffé de bonnes infos, mais en plus - et c'est pas du luxe quand on parle de grossesse - c'est drôle ! Le premier chapitre s'intitule ainsi "Comment vous avez fait pour en arriver là (et vous fourrer dans un pétrin pareil)". Ca donne le ton (et le bon). 

 

Rigolo, donc. Bien écrit (no offense, Madame Pernoud) et surtout, très complet : des différentes phases de développement du foetus, en passant par toutes les démarches administratives jusqu'à la préparation à l'accouchement : tout y est !

 

Et vous, qu'avez-vous lu pendant votre grossesse ?

 

La grossesse des paresseuses, de Anna Deville, chez Marabout.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 15:45

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Cette semaine, j'ai fait mon baby's coming out. Enfin, sur Facebook. Parce que mes proches savent que j'attends un haricot à peu près depuis la seconde où j'ai fait pipi sur un stick Clearblue, cet été. Mais maintenant, je vais pouvoir bassiner TOUT LE MONDE, avec ça. Chouette. (J'en vois déjà qui se planquent). Alors pour soulager un peu mes amies/ma soeur/mes parents/mon mec, à qui je ne parle plus que d'accouchement, de nausées et de mycose vaginale depuis trois mois, j'ai décidé d'utiliser ce blog (qui décidement n'arrive pas à trouver sa ligne éditoriale) pour causer un peu de ma grossesse (comme ça, mes girlzz, on va pouvoir recommencer à parler mecs, boulot et bouffe. En fait je fais ça pour vous).


Parce que soyons clairs deux minutes. Quand tu tapes le mot "grossesse" dans la recherche Google, tu trouves vraiment à boire et à manger (enfin... pour ceux qui ont vraiment faim). Entre les forums Doctissimo complètement anxiogènes où des filles aux cerveaux visiblement ravagés par les hormones échangent les conseils de leur "gygy" en cas de crise d'hémorroïdes, et les blogs de futures mamans gnian gnian cucul guimauve, c'est dur de trouver de bonnes infos. Et puis merde, quoi, ça doit être possible de parler de grossesse de façon un peu rock'n'roll, non?

 

Je suis donc dans mon quatrième mois, je n'ai plus envie de gerber toutes les cinq minutes, j'ai plein de questions existentielles hyper importantes (je ne suis pas sensée avoir des cheveux de ouf pendant la grossesse? alors c'est quoi ces tifs tout mous? Le camembert, si j'enlève les croutes, je peux ? Est-ce que mon mec a le droit de m'interdire un demi-verre de vin quand, une fois de temps en temps, on invite des potes à dîner? etc...) et j'ai envie de partager un peu mes impressions sur ce blog.

Evidemment, je suis également très intéressée par les retours d'expérience. Donc allez-y, lâchez vous dans les com'.

Et pour commencer le débat : PUTAIN C'EST QUAND QU'ILS INVENTENT LE CHEVERNY SANS ALCOOL ?


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