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Caroline Langlois
Journaliste

Les yeux et oreilles grands ouverts, j'écoute l'art du temps...

 

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La REcyclerie, mon nouveau "spot", où je passe l'essentiel de mes après-midi. Un vrai petit paradis. 

Je vous ai déjà vanté les mérites de la Beauty Therapy, mais je souhaitais revenir plus en détails sur deux-trois trucs en particulier qui ont contribué à me remettre sur pieds après un accouchement, disons-le, carrément pas cool. 

#1 D'abord, il y a ce livre, "Le petit guide de l'après accouchement", d'Alix Leduc, publié aux éditions Quotidien Malin. Enfin un bouquin qui se penche sur les problèmes de la maman, et non du bébé ! Des livres pour vous expliquer la différence entre turbulette et gigoteuse (ndlr, y en a pas) et comment moucher le nez de Ninou, y en a plein les rayons maternité des librairies. Mais un ouvrage, qui plus est bien fait et facile à lire (je l'ai dévoré en une soirée) pour parler du baby blues, des vergetures et des problèmes de couple après bébé, ça, c'est plus rare. Et ça fait du bien ! Je n'ai rien "appris" vraiment en lisant ce livre, mais je me suis sentie moins seule, rassurée de savoir que toutes ces angoisses, toutes ses questions "taboues" de l'après-accouchement (sur le périnée, les problèmes de transit et autres trucs pas glamour), je n'étais pas la seule à me les poser. Voilà donc un chouette petit bouquin à offrir à votre copine primipare, plutôt que le Laurence Pernoud "J'élève mon enfant" (bien pratique quand même). 

#2 Ensuite il y a eu ce soin spécial jeune maman, à l'institut Decléor. Une vraie bulle de bien-être entre couches et biberons. Je n'allaite pas, ce qui me permet de m'éloigner de mon bébé assez facilement, lorsque mon mec/ma mère/ma soeur sont dispos pour le garder (oui, je sais, j'ai beaucoup de chance d'être entourée comme ça). Pour les nanas qui allaitent, je pense que ça vaut le coup de tirer son lait et de prendre une baby-sitter pendant deux heures pour aller se faire papouiller. Il faut dire que pendant 9 mois, tout le monde était au petit soin pour vous, et pof, une fois que vous avez pondu, c'est terminé, le centre du monde, c'est le bibou. Cette heure de massage/enrobement/papouilles aux huiles essentielles, ça devrait être remboursé par la SécSoc tellement c'est bénéfique pour le moral...

#3 De façon plus trivial, je ne peux pas ne pas vous parler de ce produit magique qui a soulagé mes douleurs liées à ma cicatrice de césarienne : j'ai nommé la C-Panty ! C'est une culotte, taille haute (avec effet gainant, top !) ou taille basse, avec une bande de silicone juste au niveau de la cicatrice. J'en ai parlé à ma sage femme pour qu'elle la recommande à ses patientes tellement cette culotte m'a sauvé la vie. J'avais des douleurs affreuses avec une sensation de brûlure sur tout le ventre, plusieurs semaines après l'accouchement, et dès que j'ai commencé à la porter, les douleurs se sont arrêtées. Pour l'instant, cette marque américaine n'est commercialisée en France que sur le site Mum-to-be-party. J'ai eu l'occasion de le dire à Christel, la créatrice du site, mais je lui redis ici : merci pour cette super découverte ! 

#4 Last but not least, j'ai participé ce week-end à un workshop avec Lucile Woodward, super coach sportive et blogueuse à laquelle j'ai fait appel à plusieurs reprises pour des interviews "forme", et qui est actuellement enceinte (suivez-la sur Instagram, vous allez pleurer tellement cette fille est canon, même à plus de six mois de grossesse... Et croyez-moi, elle n'a rien d'une connasse !). Elle proposait, en partenariat avec Mum-to-be-party (encore eux!) une séance fitness+questions-réponses pour les futures et les jeunes mamans. On était une douzaine, et après une séance de sport qui m'a fait un bien fou, moi qui n'avait pas bougé mes fesses depuis des mois, on a pu lui poser plein de questions sur le thème "garder la forme pendant la grossesse, et retrouver sa silhouette après l'acccouchement". Elle prépare d'ailleurs un livre sur le sujet, qui sortira aux Editions Leduc en janvier 2015, mais j'en reparlerai sûrement. Ce qui est sûr, c'est que cela m'a donné envie de me remettre au sport, et je me suis inscrite au "Défi bikini" de Doctissimo, qui propose chaque jour des vidéos du Fitness Masterclass de Lucile. C'est top de sentir  à nouveau ses muscles travailler ! J'ai hâte de voir enfin fondre mon ventre et ma poitrine, qui n'ont quasiment pas perdu un gramme en deux mois... 



Et vous, c'est quoi les trucs qui vous ont soulagé, après l'accouchement ?  

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C'est dans l'air du temps... La "beauty therapy", on en parle partout dans la presse féminine. J'ai moi-même écrit un article sur le sujet dans le Psychologies Magazine du mois d'avril. Le principe? Se faire du bien grâce aux soins et aux cosmétiques.

Se reconnecter à son corps, apprivoiser son reflet dans le miroir, faire preuve de bienveillance envers soi-même... C'est de tout cela que j'ai besoin aujourd'hui, quinze jours après un accouchement par césarienne qui m'a laissé le corps meurtri et abimé.

Entre la cicatrice, le ventre gonflé et douloureux, la peau striée de vergetures, les jambes et les pieds comme des ballons de baudruche (call me Ms Doubtfire), autant vous dire que mes premiers regards dans le miroir, de retour dans ma salle de bain, ont été douloureux. Pour ne pas dire traumatisants. C'est simple, la première fois que j'ai osé soulever mon t-shirt pour jetter un oeil à mon ventre, quelques jours après l'opération, j'ai littéralement fondu en larmes devant le paysage de désolation qui s'étendait sur la surface de mon abdomen. 

C'est ainsi que, au 10e jour, j'ai décidé de me reprendre en main. Pour ma première sortie, direction le Monoprix de mon quartier, doudou bien au chaud dans le porte bébé, sur le ventre de papa. Je les ai laissé faire les courses entre mecs, et je me suis réfugiée au rayon fringues et cosmétiques. Là, j'ai craqué mon Codevi en jolies robes bien amples, salopette canon, petits t-shirts colorés et nouvel eye liner. 

De retour à la maison, j'ai prévenu mon cher et tendre : "le prochain bib', il est pour toi, moi je me fais les ongles". J'ai choisi mon vernis préféré, un rouge framboise écrasée d'Essie, et après m'être longtemps massé les cuticules avec une huile, j'ai bien pris mon temps pour poser ma couleur. 

Cela peut paraître idiot, superficiel, mais j'ai cru revivre. Oui, se faire belle, ça fait du bien à la tête. Aujourd'hui, je n'ai pas encore complètement fait la paix avec mon corps, mais je sais qu'avec un peu de patience et beaucoup d'automassage à l'huile d'amande douce, mon rapport à mon corps devrait petit à petit se détendre. Et puis d'ailleurs, j'ai pris rendez-vous pour un massage spécial jeune maman la semaine prochaine à l'institut Décleor. Ce sera ma première sortie sans Marcel, mais je sens déjà que ça va me faire le plus grand bien. Beauty Therapy, je vous dis! 

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Il était au moins aussi attendu que le premier épisode de la nouvelle saison de GtO... Mon Marcel est arrivé le 14/04/14 (allez-y les diseuses de bonne aventure, interprétez moi cette date) à 15h52. Il pesait 4,2kg pour 51 cm. Ceux qui m'ont déjà vu en chair et en os sifflent déjà d'admiration : 4,2kg!!! Et ouais m'sieurs dames. Et c'est pour ne pas effrayer les plus jeunes et les plus sensibles d'entre vous que je m'abstiendrai de vous conter les péripéties de mon accouchement. Sinon, comme Florence Foresti l'explique si bien dans son sketch sur "la brigade des nurses", la terre risquerait de se dépeupler en moins de 50 ans... 

Mais on s'en fout, mon fils c'est le plus beau ! 

 

 

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Il faut bien l'avouer, je ne suis pas une manuelle... Mais grâce à ma grand-mère et à ma mère (qui, pour le coup, sont des méga pros), je connais quelques rudiments de tricot. Suffisament en tout cas pour tricoter des écharpes à mon mec, des snoods à mes copines, et des headbands pour frimer sur le blog de CutbyFred.

J'ai donc entrepris il y a quelques semaines de tricoter un bonnet pour mon p'tit loup. Pas trop compliqué le bonnet, surtout si on le tricote à deux aiguilles et qu'on le ferme par une couture (ma mamie a un jour tenté de m'expliquer comment faire avec quatre aiguilles mais j'ai vite laissé tomber). Voilà le résultat :

 

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Pour celle que cela intéresse, j'ai trouvé le modèle de celui-là chez Phildar. Point de riz puis point mousse, avec une laine blanche et une laine dont je ne me souviens plus le nom exacte, mais que j'appellerai "café au lait". 

J'avais donc acheté deux pelotes de laine, et des aiguilles de 3. Et évidemment, il me restait plein de laine... Je me suis donc lancée dans la confection d'un doudou. Mais attention, facile le doudou, hein. J'ai donc cherché un peu partout sur internet, et en croisant plusieurs modèles et en improvisant un peu, j'ai réalisé ça :

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Je l'ai appelé chanours, parce qu'on sait pas trop si il y une tête de chat ou d'ours (ou d'autre chose?). Je vais essayer de vous expliquer comment j'ai fait.

Première étape : le corps du chanours.

Avec la laine "café au lait", j'ai monté une soixantaine de mailles (je vous préviens, j'ai tout fait à la louche, donc c'est les explications les plus précises que vous obtiendrez de moi) et j'ai tricoté en point mousse. Ma petite astuce pour que les bords soient jolis et réguliers, c'est de ne pas tricoter la première maille du rang, et de toujours tricoter la dernière maille du rang à l'envers. Pour celle qui sont vraiment à l'arrache en tricot, vous trouverez les bases (monter les mailles, point mousse, point jersey, point de riz, etc...) sur la page Youtube de la marque Wool and the gang.

Il faut monter les rangs jusqu'à obtenir un carré (ne me demandez pas combien de rangs ça fait, je n'ai pas compté. Mais un carré, c'est facile à repérer, non?). A ce carré, on va ajouter des pompons à chaque coin. Pour cette opération délicate, j'ai fait appel à la dextérité incroyable de ma soeur (si je ne dis pas qu'elle m'a aidé, je vais en entendre parler pendant des jours). Pour cela il vous faut de la laine, un petit rectangle de carton, et des ciseaux. Voilà comment on procède : 

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1/ Enroulez votre laine autour du carton et d'un petit bout de laine qui vous servira ensuite pour fixer le pompon au corps du chanours.

2/ Nouez le petit bout de laine

3/Coupez la laine à la base du carton

4/ Enroulez un petit bout de laine autour du pompon pour lui faire comme une petite tête (oui je sais mes explications déchirent).

Puis avec une aiguille à laine, il ne vous reste qu'à fixer vos pompons aux quatre coins du carré. Et voilà le corps du chanours !

Deuxième étape : la tête du chanours

Avec la laine blanche, montez environ une vingtaine de maille (soit un tiers de la largeur du corps), et montez, toujours en point mousse, l'équivalent de deux fois la largeur de la tête (deux carrés, quoi, vous suivez?).

Maintenant, il va falloir lui coudre un petit visage. Moi, j'ai utilisé du fil bleu, mais à vous de voir. Deux croix pour les yeux, un petit triangle pour le nez et une petite bouche en dessous...

Quand c'est fait, rabattez le rectangle à l'envers par rapport à la face avec le visage, et cousez les bords avec du  fil blanc. Ne fermez pas tout à fait jusqu'au plis, afin de former les petites oreilles. Puis retournez la tête comme une chaussette, et remplissez-la avec de la mousse (moi j'ai carrément ouvert un oreiller pour piquer un peu de mousse dedans...).

Cousez le bas du visage pour refermer la tête, en resserrant un peu pour lui faire comme un cou. Puis fixez la tête, avec du fil, sur le corps. Et enfin, pour cacher la couture, prenez un petit bout de tissu (dans mon cas, il s'agit d'un bout de liberty offert par ma copine Céline et que je portais au poignet depuis le début de ma grossesse) et nouez-le autour du cou du doudou. Je l'ai également cousu pour que cela ne se défasse pas.

Et voilou !!!!

Désolée si mes explications sont trop rudimentaires... Mais c'était vraiment de l'impro, et donc ce n'est pas facile à décomposer pour vous.

(et comme je suis une future super maman connasse, j'en ai fait un second pour pouvoir laver celui-là quand il puera trop la vieille bave).  

Voilà, je vais essayer d'aller accoucher maintenant (s'il te plait bébé, sort, je n'en peux plus, j'en suis à écrire des posts DIY de doudou sur mon blog pour m'occuper). 

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Je dois bien l'avouer, au début de ma grossesse, je souhaitais être suivie en priorité par un gynécologue obstétricien. Cela me sécurisait. C'est la raison pour laquelle j'ai failli faire le choix d'acchoucher dans une maternité privée, afin de pouvoir être suivie et accouchée par mon médecin, quitte à payer très cher la facture (1200 euros pour l'accouchement par le médecin, 900 pour l'anesthésiste, et près de 200 euros pour une nuit en chambre simple dans une clinique du 17e arrondissement). 

Paradoxalement, ce sont des médecins de mon entournage qui m'ont dissuadé de faire ce choix, et m'ont conseilllé de me tourner vers une structure publique, en l'occurence l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissment. Leur argument ? L'absence de service néonat' dans la clinique privée, et donc le risque pris en cas de complication pour le bébé à la naissance. Et puis il faut dire que, avec ma mutuelle pourrie, l'argument financier a aussi fait pencher la balance en faveur de l'hôpital.

A six mois de grossesse, j'ai donc entamé mon suivi avec une sage-femme à Robert Debré (Big Up Mme Jardin!)
, et je ne suis plus retournée chez ma gynéco. Au départ, j'étais contrariée. Je dois l'avouer, être suivie "uniquement" par une blouse rose, et non pas par une blouse blanche, ne me rassurait pas. Quel manque d'information de ma part ! J'ai découvert des femmes très compétentes, et bien plus douces et à l'écoute que la plupart des médecins.

Il ne me reste que quelques jours avant mon accouchement, et sincèrement, je me sens complétement en confiance. Je sais que - sauf en cas de problème ou de césarienne d'urgence - aucun médecin ne sera présent dans la salle d'accouchement à l'arrivée de mon petit garçon, et cela me va très bien comme cela.

Aujourd'hui, et depuis des mois, les sages-femmes sont en grève et réclament une meilleure reconnaissance de leur profession et une revalorisation de leurs salaires. Comme je les soutiens ! Moi qui suis, par mon métier (journaliste, notamment dans le domaine de la santé), quelqu'un de globalement très "informée",  je dois l'avouer, j'étais bien ignorante sur le travail et les compétences de ces femmes (et hommes, pour 3% de la profession!). 

Il y a donc un véritable travail d'information à faire pour aider et soutenir ces professionnel(le)s au rôle social si essentiel. Car la mission de la sage-femme dépasse bien évidemment le cadre de la salle d'accouchement. En libéral, elles accompagnent les futures mamans, mais aussi les jeunes parents avec leurs nouveaux-nés, après l'accouchement. 

Mieux encore ! Le saviez-vous : depuis 2009, les sages-femmes sont habilitées à assurer le suivi gynécologique des femmes tout au long de leur vie, à condition bien sûr que ces dernières ne présentent aucune pathologie grave. Information et prescription de la contraception, frottis, et même prise en charge de certaines pathologies bénignes comme une mycose ou une cystite : pas besoin d'attendre 6 mois pour un rendez-vous à 80 euros (les tarifs à Paris) avec un gynéco... Allez voir une sage-femme (en Ile de France, elles sont recensées sur ce site : www.sages-femmes-idf.fr) !

Sur le sujet, vous pouvez réécouter l'excellente émission Service Public, ce matin sur France Inter. Moi je vous laisse, j'ai un bébé à faire naître, avec l'aide d'une sage-femme bien sûr.  

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Salut à tous ! 

je fais un break sur les histoires de grossesse pour vous parler d'une initiative que je trouve essentielle. Il s'agit de la création du collectif "Prenons la Une", lancé par une vingtaine de journalistes femmes et dont le texte fondateur a été publié hier dans Libération.  


L'objectif de ce collectif, que je vous invite à rejoindre, est de dénoncer les discriminations faites aux femmes dans les médias (représentativité, salaires, accès aux postes à responsabilités, etc). Pour plus d'infos, je vous invite à consulter le tumblr du collectif

Si vous êtes vous-même journaliste, homme ou femme, et que vous avez vécu/été témoin d'une  situation de discrimination, vous pouvez écrire ici pour envoyer votre témoignage, qui sera publié sur le tumblr : 
prenonslaune@gmail.com.

En rédigeant moi-même quelques anecdotes, je me suis rendue compte que j'avais vécu bien plus souvent que je ne l'imaginais ce type de situation. Je vous avais d'ailleurs raconté une de ces malheureuses expériences ici, au début de ma grossesse. Mon texte avait alors été publié sur le site Cheek Magazine

Voilà ce que j'ai envoyé au collectif. Je suis sûre que j'en oublie...

1/ Pendant longtemps, le directeur des programmes de la radio publique pour laquelle je travaillais comme pigiste était connu par tous pour être ouvertement misogyne. Au moment de choisir entre deux pigistes pour l’attribution d’un CDD, les journalistes masculins étaient systématiquement favorisés. Tout  le monde à la radio le savait. Personne - et surtout aucun des syndicats pourtant très actifs au sein de cette rédaction - n’a jamais dénoncé cela. (Par ailleurs, je pourrais raconter la même anecdote concernant mon responsable pédagogique à l’école de journalisme). 

2/Lorsque j’étais encore étudiante en école de journalisme, un journaliste d’une très grande chaîne de télévision française vient un jour intervenir dans le cadre d’une semaine de formation sur le reportage télé. Nous avons un différent sur le choix d’un sujet, je lui tiens tête, et quelques semaines plus tard au moment de découvrir son commentaire sur mon bulletin trimestriel, je découvre effarée, ces mots « Caroline manque d’intelligence. Il ne suffit de savoir se servir de ses charmes et de lire ELLE chaque semaine pour devenir journaliste ». 

3/ Lors d’un entretien d’embauche pour un poste en CDI pour un grand groupe de radio, j’ai dû répondre à cette question, pourtant interdite : « Avez vous l’intention de faire des enfants dans les années à venir ?» Le rédacteur en chef qui m’a posé la question - pourtant très jeune - devant mon refus de répondre, a tenté de se justifier en m’assurant : « nous sommes très famille au sein de cette rédaction, mais j’ai besoin de savoir pour anticiper ». Je n’ai jamais eu le poste…

4/ Au début de ma grossesse, alors que je passais des entretiens d’embauche, j’avais décidé de jouer carte sur table et d’annoncer systématiquement ma grossesse dans un souci de transparence et d’honnêteté. Un directeur de rédaction, qui cherchait en urgence une rédactrice en chef adjointe en CDD et semblait très intéressé par mon profil, me propose le poste pour un salaire proche du SMIC. Devant mon air interloqué, il me lance, un oeil sur mon ventre : «  C’est une bonne proposition, vu votre situation actuelle. Vous devriez l’accepter, car personne d’autre ne vous fera travailler ». 

5/ Toute jeune journaliste, je commence comme présentatrice de flashs sur une grande radio publique. Un jour, le directeur de la rédaction, connu comme un harceleur sexuel en série, et de nombreuses fois condamné au cours de sa carrière, rentre dans mon bureau et commence à flirter ouvertement avec moi. Sans l’intervention d’une de mes collègues, je ne sais pas comment ce tête à tête aurait tourné. Cet homme n’a jamais été inquiété et  continue aujourd’hui encore, j'en suis sûre, de sévir auprès des plus jeunes recrues de la radio.  


Vous pouvez suivre le compte du collectif sur Twitter : @Prenonsla1 

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