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Caroline Langlois
Journaliste

Les yeux et oreilles grands ouverts, j'écoute l'art du temps...

 

Il faut bien l'avouer, je ne suis pas une manuelle... Mais grâce à ma grand-mère et à ma mère (qui, pour le coup, sont des méga pros), je connais quelques rudiments de tricot. Suffisament en tout cas pour tricoter des écharpes à mon mec, des snoods à mes copines, et des headbands pour frimer sur le blog de CutbyFred.

J'ai donc entrepris il y a quelques semaines de tricoter un bonnet pour mon p'tit loup. Pas trop compliqué le bonnet, surtout si on le tricote à deux aiguilles et qu'on le ferme par une couture (ma mamie a un jour tenté de m'expliquer comment faire avec quatre aiguilles mais j'ai vite laissé tomber). Voilà le résultat :

 

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Pour celle que cela intéresse, j'ai trouvé le modèle de celui-là chez Phildar. Point de riz puis point mousse, avec une laine blanche et une laine dont je ne me souviens plus le nom exacte, mais que j'appellerai "café au lait". 

J'avais donc acheté deux pelotes de laine, et des aiguilles de 3. Et évidemment, il me restait plein de laine... Je me suis donc lancée dans la confection d'un doudou. Mais attention, facile le doudou, hein. J'ai donc cherché un peu partout sur internet, et en croisant plusieurs modèles et en improvisant un peu, j'ai réalisé ça :

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Je l'ai appelé chanours, parce qu'on sait pas trop si il y une tête de chat ou d'ours (ou d'autre chose?). Je vais essayer de vous expliquer comment j'ai fait.

Première étape : le corps du chanours.

Avec la laine "café au lait", j'ai monté une soixantaine de mailles (je vous préviens, j'ai tout fait à la louche, donc c'est les explications les plus précises que vous obtiendrez de moi) et j'ai tricoté en point mousse. Ma petite astuce pour que les bords soient jolis et réguliers, c'est de ne pas tricoter la première maille du rang, et de toujours tricoter la dernière maille du rang à l'envers. Pour celle qui sont vraiment à l'arrache en tricot, vous trouverez les bases (monter les mailles, point mousse, point jersey, point de riz, etc...) sur la page Youtube de la marque Wool and the gang.

Il faut monter les rangs jusqu'à obtenir un carré (ne me demandez pas combien de rangs ça fait, je n'ai pas compté. Mais un carré, c'est facile à repérer, non?). A ce carré, on va ajouter des pompons à chaque coin. Pour cette opération délicate, j'ai fait appel à la dextérité incroyable de ma soeur (si je ne dis pas qu'elle m'a aidé, je vais en entendre parler pendant des jours). Pour cela il vous faut de la laine, un petit rectangle de carton, et des ciseaux. Voilà comment on procède : 

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1/ Enroulez votre laine autour du carton et d'un petit bout de laine qui vous servira ensuite pour fixer le pompon au corps du chanours.

2/ Nouez le petit bout de laine

3/Coupez la laine à la base du carton

4/ Enroulez un petit bout de laine autour du pompon pour lui faire comme une petite tête (oui je sais mes explications déchirent).

Puis avec une aiguille à laine, il ne vous reste qu'à fixer vos pompons aux quatre coins du carré. Et voilà le corps du chanours !

Deuxième étape : la tête du chanours

Avec la laine blanche, montez environ une vingtaine de maille (soit un tiers de la largeur du corps), et montez, toujours en point mousse, l'équivalent de deux fois la largeur de la tête (deux carrés, quoi, vous suivez?).

Maintenant, il va falloir lui coudre un petit visage. Moi, j'ai utilisé du fil bleu, mais à vous de voir. Deux croix pour les yeux, un petit triangle pour le nez et une petite bouche en dessous...

Quand c'est fait, rabattez le rectangle à l'envers par rapport à la face avec le visage, et cousez les bords avec du  fil blanc. Ne fermez pas tout à fait jusqu'au plis, afin de former les petites oreilles. Puis retournez la tête comme une chaussette, et remplissez-la avec de la mousse (moi j'ai carrément ouvert un oreiller pour piquer un peu de mousse dedans...).

Cousez le bas du visage pour refermer la tête, en resserrant un peu pour lui faire comme un cou. Puis fixez la tête, avec du fil, sur le corps. Et enfin, pour cacher la couture, prenez un petit bout de tissu (dans mon cas, il s'agit d'un bout de liberty offert par ma copine Céline et que je portais au poignet depuis le début de ma grossesse) et nouez-le autour du cou du doudou. Je l'ai également cousu pour que cela ne se défasse pas.

Et voilou !!!!

Désolée si mes explications sont trop rudimentaires... Mais c'était vraiment de l'impro, et donc ce n'est pas facile à décomposer pour vous.

(et comme je suis une future super maman connasse, j'en ai fait un second pour pouvoir laver celui-là quand il puera trop la vieille bave).  

Voilà, je vais essayer d'aller accoucher maintenant (s'il te plait bébé, sort, je n'en peux plus, j'en suis à écrire des posts DIY de doudou sur mon blog pour m'occuper). 

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Je dois bien l'avouer, au début de ma grossesse, je souhaitais être suivie en priorité par un gynécologue obstétricien. Cela me sécurisait. C'est la raison pour laquelle j'ai failli faire le choix d'acchoucher dans une maternité privée, afin de pouvoir être suivie et accouchée par mon médecin, quitte à payer très cher la facture (1200 euros pour l'accouchement par le médecin, 900 pour l'anesthésiste, et près de 200 euros pour une nuit en chambre simple dans une clinique du 17e arrondissement). 

Paradoxalement, ce sont des médecins de mon entournage qui m'ont dissuadé de faire ce choix, et m'ont conseilllé de me tourner vers une structure publique, en l'occurence l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissment. Leur argument ? L'absence de service néonat' dans la clinique privée, et donc le risque pris en cas de complication pour le bébé à la naissance. Et puis il faut dire que, avec ma mutuelle pourrie, l'argument financier a aussi fait pencher la balance en faveur de l'hôpital.

A six mois de grossesse, j'ai donc entamé mon suivi avec une sage-femme à Robert Debré (Big Up Mme Jardin!)
, et je ne suis plus retournée chez ma gynéco. Au départ, j'étais contrariée. Je dois l'avouer, être suivie "uniquement" par une blouse rose, et non pas par une blouse blanche, ne me rassurait pas. Quel manque d'information de ma part ! J'ai découvert des femmes très compétentes, et bien plus douces et à l'écoute que la plupart des médecins.

Il ne me reste que quelques jours avant mon accouchement, et sincèrement, je me sens complétement en confiance. Je sais que - sauf en cas de problème ou de césarienne d'urgence - aucun médecin ne sera présent dans la salle d'accouchement à l'arrivée de mon petit garçon, et cela me va très bien comme cela.

Aujourd'hui, et depuis des mois, les sages-femmes sont en grève et réclament une meilleure reconnaissance de leur profession et une revalorisation de leurs salaires. Comme je les soutiens ! Moi qui suis, par mon métier (journaliste, notamment dans le domaine de la santé), quelqu'un de globalement très "informée",  je dois l'avouer, j'étais bien ignorante sur le travail et les compétences de ces femmes (et hommes, pour 3% de la profession!). 

Il y a donc un véritable travail d'information à faire pour aider et soutenir ces professionnel(le)s au rôle social si essentiel. Car la mission de la sage-femme dépasse bien évidemment le cadre de la salle d'accouchement. En libéral, elles accompagnent les futures mamans, mais aussi les jeunes parents avec leurs nouveaux-nés, après l'accouchement. 

Mieux encore ! Le saviez-vous : depuis 2009, les sages-femmes sont habilitées à assurer le suivi gynécologique des femmes tout au long de leur vie, à condition bien sûr que ces dernières ne présentent aucune pathologie grave. Information et prescription de la contraception, frottis, et même prise en charge de certaines pathologies bénignes comme une mycose ou une cystite : pas besoin d'attendre 6 mois pour un rendez-vous à 80 euros (les tarifs à Paris) avec un gynéco... Allez voir une sage-femme (en Ile de France, elles sont recensées sur ce site : www.sages-femmes-idf.fr) !

Sur le sujet, vous pouvez réécouter l'excellente émission Service Public, ce matin sur France Inter. Moi je vous laisse, j'ai un bébé à faire naître, avec l'aide d'une sage-femme bien sûr.  

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Salut à tous ! 

je fais un break sur les histoires de grossesse pour vous parler d'une initiative que je trouve essentielle. Il s'agit de la création du collectif "Prenons la Une", lancé par une vingtaine de journalistes femmes et dont le texte fondateur a été publié hier dans Libération.  


L'objectif de ce collectif, que je vous invite à rejoindre, est de dénoncer les discriminations faites aux femmes dans les médias (représentativité, salaires, accès aux postes à responsabilités, etc). Pour plus d'infos, je vous invite à consulter le tumblr du collectif

Si vous êtes vous-même journaliste, homme ou femme, et que vous avez vécu/été témoin d'une  situation de discrimination, vous pouvez écrire ici pour envoyer votre témoignage, qui sera publié sur le tumblr : 
prenonslaune@gmail.com.

En rédigeant moi-même quelques anecdotes, je me suis rendue compte que j'avais vécu bien plus souvent que je ne l'imaginais ce type de situation. Je vous avais d'ailleurs raconté une de ces malheureuses expériences ici, au début de ma grossesse. Mon texte avait alors été publié sur le site Cheek Magazine

Voilà ce que j'ai envoyé au collectif. Je suis sûre que j'en oublie...

1/ Pendant longtemps, le directeur des programmes de la radio publique pour laquelle je travaillais comme pigiste était connu par tous pour être ouvertement misogyne. Au moment de choisir entre deux pigistes pour l’attribution d’un CDD, les journalistes masculins étaient systématiquement favorisés. Tout  le monde à la radio le savait. Personne - et surtout aucun des syndicats pourtant très actifs au sein de cette rédaction - n’a jamais dénoncé cela. (Par ailleurs, je pourrais raconter la même anecdote concernant mon responsable pédagogique à l’école de journalisme). 

2/Lorsque j’étais encore étudiante en école de journalisme, un journaliste d’une très grande chaîne de télévision française vient un jour intervenir dans le cadre d’une semaine de formation sur le reportage télé. Nous avons un différent sur le choix d’un sujet, je lui tiens tête, et quelques semaines plus tard au moment de découvrir son commentaire sur mon bulletin trimestriel, je découvre effarée, ces mots « Caroline manque d’intelligence. Il ne suffit de savoir se servir de ses charmes et de lire ELLE chaque semaine pour devenir journaliste ». 

3/ Lors d’un entretien d’embauche pour un poste en CDI pour un grand groupe de radio, j’ai dû répondre à cette question, pourtant interdite : « Avez vous l’intention de faire des enfants dans les années à venir ?» Le rédacteur en chef qui m’a posé la question - pourtant très jeune - devant mon refus de répondre, a tenté de se justifier en m’assurant : « nous sommes très famille au sein de cette rédaction, mais j’ai besoin de savoir pour anticiper ». Je n’ai jamais eu le poste…

4/ Au début de ma grossesse, alors que je passais des entretiens d’embauche, j’avais décidé de jouer carte sur table et d’annoncer systématiquement ma grossesse dans un souci de transparence et d’honnêteté. Un directeur de rédaction, qui cherchait en urgence une rédactrice en chef adjointe en CDD et semblait très intéressé par mon profil, me propose le poste pour un salaire proche du SMIC. Devant mon air interloqué, il me lance, un oeil sur mon ventre : «  C’est une bonne proposition, vu votre situation actuelle. Vous devriez l’accepter, car personne d’autre ne vous fera travailler ». 

5/ Toute jeune journaliste, je commence comme présentatrice de flashs sur une grande radio publique. Un jour, le directeur de la rédaction, connu comme un harceleur sexuel en série, et de nombreuses fois condamné au cours de sa carrière, rentre dans mon bureau et commence à flirter ouvertement avec moi. Sans l’intervention d’une de mes collègues, je ne sais pas comment ce tête à tête aurait tourné. Cet homme n’a jamais été inquiété et  continue aujourd’hui encore, j'en suis sûre, de sévir auprès des plus jeunes recrues de la radio.  


Vous pouvez suivre le compte du collectif sur Twitter : @Prenonsla1 

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Jusqu'ici, il est vrai que je n'ai fait que râler sur ce blog : contre les méchants patrons qui ne voulaient pas me faire travailler, contre les médecins qui voulaient m'interdire les sushis, contre les connasses en collant qui font des entrechats avec leurs gros bides, contre les sage-femmes qui s'amusent à me terroriser avec leurs histoires de contractions "hyper douloureuses", etc. 


Aujourd'hui, j'ai donc décidé d'être tout sucre, tout miel, toute fraise tagada pour vous parler d'un truc qui devrait définitivement être remboursé par la sécu : les soins en instituts spéciaux pour femmes enceintes.  Pour Noël, j'avais demandé un massage et Santa Sista m'a entendue (merci chatoune). Vendredi, je me suis donc rendue au spa Six Senses, près de la place Vendôme (ouais Santa Sista, elle se fout pas de ma gueule) pour me faire papouiller par une professionelle pendant une heure (non pas que mon cher et tendre ne soit pas archi-fort en papouilles, mais en général, au bout de cinq minutes il en a marre et me lance un regard lubrique qui veut dire "et moi, j'y ai le droit à mes papouilles?"). 

Il se trouve que l'attachée de presse du Spa Six Senses m'avait également invitée à tester leur soin du visage confort Visoanska, du nom de la nouvelle marque de produits naturels avec laquelle le Spa s'est récemment associé. J'ai donc pu enchaîner mon massage avec ce super soin du visage, pour deux heures de pur bonheur. 

Pour ceux qui ne connaissent pas le Spa Six Senses, voilà à quoi ça ressemble : 

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Mur végétal à l'entrée

http://www.luxsure.fr/wp-content/uploads/2010/05/Six-Senses-Paris-52.jpg

http://www.mansworld.fr/wp-content/uploads/2010/11/six-senses-paris.jpg

Structure en bois toute ronde comme un cocon avec les cabines à l'intérieur.

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Salle de repos avec projection d'images de Paris capturées en temps réel par une webcam installée dans le jardin des Tuileries. Oh yeah. 

Concernant les soins en eux-même, je ne vais pas les décrire par le menu, mieux vaut vous laisser le plaisir de la découverte. Je vous dirais juste que je suis ressortie de là avec le sentiment de marcher sur un nuage (ce qui n'est pas évident quand on fait 12 kilos de plus que son poids normal) et la peau du visage repulpée et hydratée comme jamais (mention spéciale à la vapeur de thé sur le visage et au masque au rassoul et à l'huile d'argan).

Ah oui j'oubliais : le Spa est 100% eco-responsable, s'engage à ne pas utiliser trop d'eau et de papier, et n'utilise que des produits cosmétiques naturels.

Alors, monsieur de la Sécu, on le fait ce forfait de remboursement pour femme enceinte ?

Massage Future maman 50 minutes, 125 euros.
Soin du visage Confort 60 minutes, 145 euros.

Spa Six Senses
3 Rue de Castiglione, 75001 Paris
01 43 16 10 10
www.sixsenses.com 

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Je suis plutôt flippée de nature. Pour ne pas dire complètement angoissée. Du coup, tu penses bien que les cours de préparation à l'accouchement, j'ai décidé de les suivre re-li-gieu-se-ment. Le premier a eu lieu la semaine dernière.  En plein après-midi, un jour de semaine, cela va de soi. J'avais donc bien prévenue ma chef trois semaines à l'avance, et fait promettre à mon cher et tendre de n'accepter aucun boulot cet après-midi là, pour pouvoir m'accompagner (juré, craché, sur la tête du haricot).

 

14h30, on se retrouve donc dans la salle de réunion n°4, niveau 0, point bleu, hôpital Robert Debré, à Paris. Les tables et les chaises sont placées en U et encadrent un paper board et un bureau sur lequel une petite blonde de douze ans à tout casser est juchée, du bord de ses fesses maigrelettes. Ah. Première surprise. C'est la sage-femme. C'est donc elle qui va m'expliquer comment gérer ma douleur le jour J (je ne suis venue que pour ça. Le pourquoi du comment, pour être honnête, je m'en tape). Ca commence bien. Y a-t-il un adulte responsable, s'il vous plaît, dans cet hôpital?

 

Seconde surprise, les quatre autres futures mamans présentes sont venues seules. Il va donc falloir que je gère, pendant deux heures, les regards appuyés et noirs de mon mec à qui j'ai répété au moins quinze fois que "la présence des conjoints est fortement recommandé, pour ne pas dire obligatoire"...

 

De cette réunion, je n'ai retenu qu'une chose : pour savoir à quel moment partir à l'hôpital, il faut attendre que les contractions ne soient plus espacées que de cinq minutes, et ce pendant au moins deux heures. Et les contractions, a précisé la sage femme, elles doivent faire MAL. Si elles sont indolores, ça ne compte pas. "Mal comment?", on a demandé en choeur. "10 sur une échelle de 10", a répondu la sage-femme. Très très mal, quoi. "Et la piqure de la péridurale, ça fait mal aussi?", j'ai demandé. "Oui, mais à côté des contractions, c'est de la gnognotte."

 

Ok. Je ne me sens pas très bien là. J'ai besoin de m'asssoir. Ah merde je suis déjà assise. J'ai besoin de m'allonger alors. Maman, j'ai changé d'avis, j'ai plus envie. En fait le haricot, il est bien là dans mon ventre. Il peut y rester si il veut. Pas de souci. Qu'il squatte tant qu'il veut, moi ça ne me dérange pas du tout.

 

Pardon? On me fait signe que ce n'est pas possible. Qu'il va falloir que j'y passe. La sage-femme, dans sa grande mansuétude, nous donne un bon conseil : "Prenez un lecteur MP3 pour la première phase du travail. Ce sera utile pour vous relaxer entre deux contractions". Me relaxer? ME RELAXER? Non mais connasse, tu viens de me promettre que j'allais morfler ma race comme jamais dans ma vie et tu voudrais que je me RELAXE ENTRE DEUX CONTRACTIONS????

 

Inspiration, expiration avec le fil d'or (c'est un truc que j'ai appris au yoga prénatal, tu peux pas comprendre), tout va bien se passer. Je vais me faire une playlist d'accouchement, tiens. Ouais je sais, il reste trois mois, mais au moins, ça me laisse le temps de la peaufiner pour être sûre qu'elle soit suffisament RELAXANTE.


Tu veux m'aider? Toutes les suggestions sont les bienvenues ! Classique, jazz, ou chants d'oiseaux, je prends tout !

 

 

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Salut à tou(te)s et bonne année ! Je sais pour ma part que 2014 va être une année de très grands changements et de très grands bonheurs, et je vous souhaite sincèrement tous mes voeux et que vos rêves se réalisent.

 
Ceci étant dit (et c'était nécessaire), je voudrais aborder aujourd'hui un sujet très épineux. Un truc qui, moi en tout cas, me fait grimper au plafond :  la grossesse des connasses. Les connasses, se sont ces femmes, comme ci-dessus  la ballerine américaine Mary Helen Bowers, qui déclare à qui veut l'entendre que, je cite " «La grossesse est magique. Je ne me suis jamais sentie aussi connectée à mon corps. » 

Clarifions tout de suite une chose : moi aussi je suis hyper connectée à mon corps. Je ne fais pas des petits entrechats de connasse pour le montrer, parce que  mon genre de connection à moi ce serait plutôt : la prise de poids incontrôlable avec remontage de bretelles en règle par la sage-femme (ouais j'ai pris 8 kilos en 5 mois, et alors?), la gueule recouverte d'eczéma en réaction à une crème solaire pourrie que j'avais consciencieusement appliqué pour éviter le masque de grossesse (!!!!), la constipation, les pets qui puent, la cellulite sur les cuisses et les fesses moi qui n'en avait jamais eu (ouais moi aussi je peux faire ma connasse), les hémorroïdes (on en parle?), les seins de 4 kilos chacun (ils sont là les 8 kilos !), etc, etc, etc. 

Non mais sincèrement, elle a pas trop une tête de connasse avec ses pointes et son bonnet de père Noël? C'est pas pour faire du mauvais esprit (c'est pas mon genre), mais on est une tripotée à attendre des heureux évènements avec mes copines en ce moment (big up Aude, Lili, Elisa, Sarah, celle-dont-je-ne-dois-pas-révéler-la-grossesse, et les autres) et quand je vois cette photo, j'ai mal au cul pour nous toutes.  

Allez les filles, on ne fait peut être pas le pied à la main, on a peut être bu un peu plus qu'une coupette de champagne le soir du réveillon et craqué pour un (tout petit) toast au foie gras, mais nous, au moins... Nous, au moins... Au moins, quoi? Putain, je déteste les connasses.   

 

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