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Caroline Langlois
Journaliste

Les yeux et oreilles grands ouverts, j'écoute l'art du temps...

 

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Je vous l'avais bien dit, que ma nouvelle couleur de cheveux allait me permettre de faire remonter le niveau intellectuel de ce blog... Et les effets ne se sont pas fait attendre !

Aujourd'hui, c'est le premier jour du printemps (ah bon? Où ça?), mais c'est aussi la journée mondial du BONHEUR ! Et à cette occasion, Psychologies.com m'a commandé un dossier sur le sujet. J'avais un peu carte blanche. Vache ! Vaste sujet. Et comme, en ce moment, j'en vois beaucoup qui font grise mine autour de moi, je me suis dit que cet angle allait vous remonter (un peu?) le moral : les périodes de merde, c'est bon pour trouver la voie du bonheur. Si si si. C'est l'excellent psychothérapeute Thomas d'Ansembourg qui me l'a dit.

J'ai aussi discuté avec la charmante Odile Chabrillac, qui m'a raconté pourquoi c'est pas si mal de s'emmerder un peu dans la vie...

Et pour finir, je vous ai concocté une petite sélection d'initiatives qui donnent envie de sortir le nez de sa tanière et d'aller se frotter un peu aux autres (en tout bien tout honneur)(ou pas). Sartre, tu peux rentrer chez toi : le bonheur, c'est les autres !

Tout est là, sur Psychologies.com. Clique et répand la bonne parole, mon ami ! Peace and love dans ton coeur !

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Que s'est-il passé sur ce blog? Il fut un temps où je vous parlais de marée motrice et de déforestation à Madagascar... Et voilà que je m'apprête à vous parler de mes tifs, après avoir soliloqué sur ma peau. Je m'excuse. Mais si j'en crois le coiffeur à qui j'ai confié ma tignasse samedi dernier, cette baisse manifeste de points de QI serait à imputer à la couleur de mes cheveux. En gros, ces derniers temps, j'étais un peu trop blonde. Au sens littéral.

 

Depuis quelques années, j’ai la même routine capillaire. Tous les 8 mois environ, je vais faire refaire mon balayage. J’ai une nature de cheveux châtain clair grisouille tristoune, et mes petites mèches blondes, c’est tout ce que j’ai trouvé pour donner un peu de relief à ce territoire aussi plat que la Belgique qu’est ma chevelure.

 

Sauf que là, maintenant que je suis un peu une pro de la beauté rapport au fait que je présente des tutos de la mort qui tue sur Doctissimo Play, je me suis dit qu’il fallait que j’innove. Que je tente un truc plus mode, plus fun. Plus IN quoi.

 

Et le salon IN qui fait la coiffure IN, en ce moment, c’est Didact Hair Building, le spécialiste du cheveu tye and die. Du Ombré Hair, quoi. Enfin des racines très foncées avec des pointes très claires à la Daphné Burki, pour celles qui ne suivent pas.

 

Qu ‘à cela ne tienne, Ombré Hair je testerai. Même pas peur. Je fouillasse Pinterest pour trouver un modèle, et après presque trois semaines sur liste d’attente, je passe fièrement la porte de ce temple de la coiffure branchée, mon modèle en fond d’écran de téléphone :

 

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Là, j’ai rendez-vous avec le « technicien » (pas de coiffeur ici. On est pas chez mémé non plus) du tye and die. Il s’appelle Fabien, et d’après l’attachée de presse et une poignée de blogueuses beauté, il fait des merveilles. Je suis tellement excitée que je me trémousse comme une fillette sur mon siège en skaï noir.

 

« Alors qu’est-ce qu’on lui fait ? » me demande Fabien (premier constat, un technicien, ça cause comme un coiffeur, en fait). Moi, super fière, je dégaine mon Iphone. « Ca ! ». Le mec regarde la photo. Regarde mes cheveux. Re-regarde la photo. Passe sa main dans mes cheveux. Grimace. « Nan mais là ça va pas être possible en fait. Nan parce que vos cheveux là, c’est pas possible. Ils sont beau-coup–trop-fatigués. Non vraiment, des cheveux abimés à ce point-là, je peux pas les éclaircir. » Re-grimace.

 

Ouch. Mon érection capillaire est redescendue d’un coup d’un seul. Ah bon alors on fait quoi ? « Bon bah je peux essayer de foncer vos racines, pour se débarrasser de ces mèches moches-là » (re-ouch). Déjà, à ce stade, j’aurais dû prendre mes mèches blondes et lui claquer le beignet, au techos du tif, mais je suis une fille facilement impressionnable, alors je reste sage dans mon fauteuil en skaï. Un peu ratatinée quand même.

  

Une coloration plus tard, alors que j’ai la tête dans le bac à shampoing Fabien le technicien a l’air content de lui. « Ca va pas être mal, finalement. Et puis ce qui est bien, avec cette nouvelle couleur, c’est que tu vas avoir l’air plus intelligent. Non parce que les mèches de cagoles, hein… » AH MAIS VOILA PUTAIN TOUT S’EXPLIQUE ! J’étais devenue con à cause de mes mèches ! Et regardez, c’est vrai que là, j’ai plus une bonne tête de prix Pulitzer, non ?

 

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Bon, moralité : je me suis faite un peu insulter, j’ai délesté mon compte en banque de 180 euros, j’ai juste les cheveux un peu plus foncés sur le dessus, mais maintenant, je vais enfin pouvoir réécrire des trucs intelligents sur ce blog ! Merci Didact ! Et vive le Ombré Hair !

 

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photo.JPGMa peau, c'est un peu comme une équation à 3 inconnues. Un jour, elle est sèche comme une feuille morte. Le lendemain, j'ai les pores tellement dilatés que ça me fait une tête effet "nid d'abeille", et puis régulièrement (oui, à peu près à cette période-là du mois), ça bourgeonne.

Du coup, quand la vendeuse de la parfumerie me demande de sa voix de crécelle "c'est pour quel type de peauuuuu?" alors que je viens pour renouveller ma crème de jour, je bloque. Dans le doute je réponds toujours "heu, sèche?"

 

Jusqu'à ce que badaboum, toute mon échelle de valeurs cutanées s'effondre il y a quelques semaines, lors d'un soin en institut. L'esthéticienne, scrutant sous la grosse lampe blanche mes pores et mes comédons, me balance, lapidaire, sans équivoque : "votre peau est mixte à tendance grasse". Quoiiiiiiiiiii ? On m'aurait menti? Ma peau m'aurait joué un tour? Fallait-il que je jette la totalité de mes produits de beauté (ça fait quelques sacs poubelles...) pour tout racheter? Vous vous en doutez, j'ai été prise d'une très grande angoisse. Oui, ma vie est effrayante.

 

Oui, mais elle est aussi bien faite (la vie). Car quelques jours après cette tragédie cosmétique, et alors que, ma Crème Fraiche Nuxe "spéciale Peaux sèches à très sèches" et moi, on se regardait en chien de faience, il m'a été donné de tester un nouveau concept : le diagnostic de peau gratuit de la marque Etat Pur.

 

Rendez-vous est donc pris au concept store, où une "Dermo Conseillère" m'attend pour analyser à l'aide de caméras augmentées la tronche de ma peau. Je vous passe les détails sur les gros plans de mes points noirs, mais après 15 min à faire enfin connaissance avec ma peau ("On se regarde jamais de près..."), c'est la délivrance : non, ma peau n'est pas grasse. Cette fois, c'est sûr, officiel, les graphiques ne mentent pas, j'ai un DEFICIT de sébum (oui oui oui.)(et c'est la merde, parce que ça implique un vieillissement prématuré de la peau)(vive les points noirs).

 

 Etat Pure propose une solution vraiment top : plutôt que de te coller des crèmes hors de prix pleines de principes actifs donc ta peau n'a pas besoin, la dermo-conseillère te propose une sorte d'ordonnance avec les deux ou trois principes actifs purs nécessaires, et rien de plus. Me voilà donc avec une fiole d'actif  "Aloe Vera" pour le matin, et une "Acide citrique" pour resserrer mes pores, à appliquer le soir. Basta. Pas de chichi, pas de packaging hyper marketé, pas de fioritures. Juste ce dont ma peau (ma nouvelle copine) a besoin, nada mas. On frôle la décroissance cosmétique, là, non?

 

 

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Je passe Noël aux Etats-Unis, et c'est comme être dans un film américain. Les décos de Noël, la neige, les milliers de cadeaux au pied du sapin géant... Tout y est. Dans le train entre New York et Carlisle, notre destination en Pennsylvanie, on s'est amusé à tourner un petit 'tuto train'.

Merry Christmas to all !

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2009_04_16_jacques_tati.jpg Depuis une semaine, je ne fume plus. Je vapote. "Vapoter", c'est le terme consacré pour dire "fumer une cigarette électronique". Et comme j'ai eu pas mal de questions sur le sujet, et que ça a l'air d'en intriguer plus d'un, je me suis dit que j'allais vous raconter.

 

J'ai commencé à fumer à l'âge de 13 ou 14 ans, pour emmerder mes parents qui me fumaient dans la tronche depuis ma plus tendre enfance (à l'époque, dans les lointaines années 80, on ne prenait pas la peine d'aller fumer à la fenêtre en présence d'un enfant de 5 ans...) (papa et maman, je vous aime quand même, ne culpabilisez pas). Et depuis, je n'ai plus jamais arrêté de cloper.

 

Il faut dire que, rien qu'à l'idée d' "arrêter", je flippais comme une malade. Je ne m'en sentais pas capable, et puis franchement, je n'en avais pas vraiment envie non plus. La clope, quoi qu'en disent les non-fumeurs et les médecins, c'est quand même un putain de plaisir.

 

Bon, et puis les paquets ont commencé à augmenter. Et à augmenter un peu plus. Et encore. Je me souviens de m'être dit un jour "quand le paquet sera à 25 francs, j'arrêterai". Et puis, plus tard, "quand le paquet sera à 5 euros, j'arrêterai". Voilà, mon bon vieux paquet de Virginia Slim (mes petites cigarettes de pétasse préférées) est aujourd'hui à 6 euros 30...

 

Un jour, il y a peu de temps, j'ai regardé autour de moi : mon mec ne fume pas. Mes copines, pour l'essentiel, sont non-fumeuses. Ma soeur a arrêté... Je me suis sentie comme le dernier dinausore, avec ma clope au bec et mon haleine de hyène au petit dèj. Mais là encore, même si je pressentais qu'il était temps pour moi d'écraser ma dernière blonde, le déclic ne venait pas.

 

Un pote à moi (que je remercie au passage), m'a parlé de la cigarette électronique et de comment il avait arrêté de fumer grâce à ça. "Mouais. Un truc moche, qui pèse une tonne, et qui gratte le fond de la gorge quand on tire dessus, t'es gentil Alex, mais je crois que vais garder ma slim..."

 

L'idée a quand même fait son chemin, et j'ai donc proposé au magazine de Santé pour lequel je bosse d'écrire un article sur le sujet. L'occasion de tester la fameuse e-cigarette, l'air de rien. Je me suis donc rendue chez Clopinette, le leader français du marché, pour me fournir : deux cigarettes électroniques, un chargeur secteur/USB et du liquide à recharger goût "American Mix" et "Malboro light".

 

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Premier jour : globalement beurk. C'est un peu sucré comme une chicha, et ça fait tousser si on tire trop fort. J'ai tenu bon toute la journée, mais le soir, après le repas, j'ai dû sonner chez ma voisine pour qu'elle me dépanne d'une bonne vieille clope roulée.

 

Deuxième au quatrième jours : toujours un peu beurk, mais je me suis habituée au goût. Je ne fume plus qu'une ou deux cigarettes par jour, uniquement le soir.

 

Cinquième jour : après le repas, toujours ce sentiment étrange que, sans cigarette, je ne vais pas réussir à digérer. Mais je m'accroche, je vapote un bon coup et je termine mon tricot.

 

Septième jour : vendredi soir. Jour test. Resto + soirée dans un bar avec des copains. La tentation de les accompagner dehors pour m'en griller une est forte. Mais je résiste, et puis je frime un peu : avec ma cigarette électronique, je peux fumer dans le bar !

 

Voilà, ça fait maintenant dix jours que j'ai commencé la cigarette électronique, et une semaine que je ne fume plus de vraies clopes. Je ne suis pas naïve, Noël est dans une semaine, et je sais que ça va être dur. Mais si j'arrive à passer le cap des fêtes, je sens que ce sera gagné !

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Il s'est produit un truc un peu bizarre. Vous savez, j'étais journaliste (je suis toujours, hein. Hello, les recruteurs), et puis un jour, j'ai fait quelques petites vidéos "tutos" coiffure avec Fred. Et là BAM ! J'ai décroché un contrat un peu en marge de mes activités de grande reporter très sérieuse. Le site Doctissimo (les hypocondriaques parmi vous connaissent) m'a proposé de réaliser une série de petites émissions "Beauté" pour leur nouvelle chaîne Youtube.

 

Il s'agit de pastilles de deux minutes durant lesquelles j'essaye de montrer (avec plus ou moins de réussite) comment Blake Lively fait sa tresse épis (en vrai c'est pas elle, elle a un coiffeur. Mais t'as compris le concept) ou comment Zooey Deschanel se fait des yeux de chat (même remarque que précédemment, bis repetita). Cela s'appelle "Tips de Stars" et honnêtement, ça devrait être pas mal rigolo. En tout cas, en tournant les 30 premières pastilles, on s'est bien marré. Je ne veux pas dévoiler tous les gags, mais il y a eu du jeté de botte de carottes, du renversage de bouteille d'eau sur la tête et beaucoup beaucoup de tentatives de chant ratées.

 

Donc, pour bien vous foutre de ma gueule apprendre plein de "trucs beauté des célébrités", je vous conseille vivement de vous abonner, à partir du 15 octobre, à la chaîne youtube de Doctissimo (c'est même gratuit).

 

Je vous laisse, je vais m'entraîner à me faire une banane comme Johnny.

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